Méditation
Aux portes de la méditation
La porte est celle qui éternise l’accès à l’infini. Ce n’est qu’après l’affranchissement de son seuil que se célèbre la solennité des hôtes.
L’œil ne voit plus. Aveugle ? Non !
Dans sa plénitude, il déplore son passé, le moment où ses yeux croyaient voir. L’infinité de faisceaux dévoile ses secrets. Le Moi n’a plus raison d’être. Absorbé par son état extatique, il n’a plus besoin de ce qu’il croyait effleurer, sentir, entendre, voir ou déguster. La chair dissipée, n’a plus d’emprise. Car, dans son dégel, le Moi s’est dissout dans l’infini.
Le “quand” et le “où” se dessèchent de leurs repères.
C’est la lumière dans son essence.[1]
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Aux Portes de la Méditation,( Page 18)
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Extrait 2
A PROPOS DE LA VOIE DU SENS
Le labyrinthe de la sagesse renferme la voie du sens.
Chaque point, chaque coin, engage le chercheur dans des investigations sur des crans vagues mais assez affûtés pour révéler au clairvoyant le secret de la clé.
Le bon choix serait la découverte adéquate au concept successeur.
Ainsi, de pas en pas, l'épanouissement dans sa profondeur soutient la sainte logique de la voie. Chose quasi-impossible sans remises en questions permanentes et progressives.
De ce fait, la patience consciente serait l'arme dans toute sa grandeur pour les adeptes de la Vérité. Principe tendant à une saisie ne pouvant se passer d'une laborieuse analyse du contexte "logico-spirituel".
Telle serait la voie du sens.
AVANT-PROPOS:
Les portes de la méditation s'ouvrent à ceux qui, dans la patience et la solitude cherchent à comprendre et à "démanteler" les signes d'un réseau, conçu pour être scruté, de par une pensée profonde et une vision clairvoyante.
Un monde que chacun porte en soi et qui se prolonge dans les confins de l'univers.
Dans cette perspective, les aspirations à ce chef-d'oeuvre se fondent dans l'oeuvre; qui, à son tour, devient une toile, où s'enchevêtrent formes et couleurs, que chacun tente de "sémantiser" pour, enfin, pouvoir s'y ptojeter et y percevoir son propre monde.
Ainsi, la communion de l'être, avec les éléments d'un cosmos dont il est le centre, exclut un ego dispersé, absorpbé par son ipséité, coupan court aux allusions et aux illusions, et laissant place à la certitude, dans un effacement total où prime la tendance sur les tendances.
De ce fait, la méditation demeure une condition sine qua non, pour accéder au dévoilement et à la contemplation.

