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La Nouvelle République 3 août 2004 :
Réflexions philosophiques sur la vérité et l’évasion
 
            Dans ce recueil réalisé par les éditions Casbah durant l’année en cours, l’auteur nous fait part des réflexions philosophiques à travers 63 titres et sujets. A raison d’une page à deux pages, il consacrera le petit espace au sujet polémique mais qui est profondément lié à notre conscience, à notre sensation et à nos questions dans ce monde.
        On lit ce qu’il pense Chérif Abdedaïm : (en quête d’une réponse à la question suivante : « faut-il alors vivre pour ou mourir pour vivre ? »)
         C’est ici que réside l’essence de ces écrits littéraires, riches en idées exposées et développées sous un angle polémique et poétique, en employant une méthodologie philosophique dont l’âme est véhiculée au bord des expressions souvent métaphoriques.
     Cela a été justifié par l’auteur: « Car la connaissance de soi est une impérieuse besogne qui mène inéluctablement à la connaissance de son essence ».
    Aux portes de la méditation, Chérif Abdedaïm consulte les serrures des questions fermes, relatives à l’écriture, à la langue et aux états de l’être en employant « A propos de » comme la clé pour essayer d’ouvrir la porte, de tracer la piste, de méditer une vérité ou une évasion loin des malheurs et des contradictions.
   Il commence par appréhender les consonnes et les voyelles formant la lettre dont l’essence est unique et multiforme. A propos du texte, il écrit ce qui suit : (C’est faire transparaître l’explicite dans l’implicite. Le texte coule dans le temps s’incarnant en une manifestation créative).
     A propos du mot, on lit : « étant une explosion en diverses sémantiques, le mot est tantôt clair, tantôt ambigu et puisqu’il est strictement défini selon son concepteur, on lui donne des colorations et connotations relativement dévouées. » Cependant, vouloir cerner le mot est plutôt le discerner, c’est dans cette optique à la fois ouverte, parce qu’elle donne sur le sens, et close de par un souci d’investigations sur des crans vagues, que l’auteur nous indique, à propos du sens, que « le labyrinthe de la sagesse renferme la voie du sens, car chaque point, chaque coin, engage le chercheur dans des investigations assez affûtées pour révéler au clairvoyant le secret de la clé. »
     En ce qui concerne cette clé : « la patience consciente est l’arme dans toute sa grandeur pour les adeptes de la vérité. Or, la clé des mystères n’est autre que la subtilité issue de la clairvoyance. » Voici l’âme de la méditation de Chérif Abdedaïm qui semble épris de se poser la question. «D’où les questions surgissent comme convergences et divergences dans l’univers en quête d’ordonnée. »
   De ce fait, les questions semblent être à l’origine de toute naissance et de toute nouveauté.
   Convaincu que ni la main, ni la matière ne pourra saisir l’objet, l’auteur appréhende les notions opposées ou contrastes, du temps à la page 12 et 13, du naturel, mais aussi de l’art de façonner et de l’esquisse, de la main et de la porte pour aboutir à un processus transformationnel où la clé peut activer, pour qu’enfin la porte soit ouverte.
   Dans la plus dense abstraction, Chérif Abdedaïm passe dans sa méditation, à l’accès, mais où ? Il semble avoir l’esprit envahi par la folie des échos : «l’être croit alors, pouvoir, pense vouloir.» écrit-il
Ainsi le soi conscient dans l’impossibilité de ses prétentions verrait que « l’accès passerait indiscutablement par la bonne intention. »
    Toutefois, l’auteur croit que : « prétendre posséder est illusion. » faudrait-il donc chercher la possession dans l’abandon, ou l’abandon dans la possession ?
A propos de la recherche, on lit : « effacées ou manifestées, les figures fréquentent les formes, mettant en verve diverses attitudes hypothétiquement immuables et où la négation mène forcément à l’affirmation. »
L’explication est vite faite par l’auteur : « car la recherche demeure une éternelle et méditative contemplation. »
Se lançant dans une profonde réflexion, l’auteur traite de la rescousse et de la vérité. Celle-ci s’avère générale ? un souffle philosophique est saisi, tout au long des 76 pages de cet ouvrage, par différents arguments, en employant la terminologie appropriée telle que «Analyse» ou «çant dans une profonde réflexion, l’auteur traite de la rescousse et de la vérité. Celle-ci s’avère générale ? un souffle philosophique est saisi, tout au long des 76 pages de cet ouvrage, par différents arguments, en employant la terminologie appropriée telle que «Analyse» ou «çant dans une profonde réflexion, l’auteur traite de la rescousse et de la vérité. Celle-ci s’avère générale ? un souffle philosophique est saisi, tout au long des 76 pages de cet ouvrage, par différents arguments, en employant la terminologie appropriée telle que «Analyse» ou «Synthèse», le «Cheminement et l’avènement». Il convient de s’interroger : pourquoi alors chercher à dissocier confusément les deux ?
   Dans le même esprit philosophique, l’auteur abordera « du choix » comme thème de polémique permanent, de même que «la vie, la mort, états, concepts ou continuité » l’argumentation est cependant là : (s’agissant de la naissance ou dégénérescence, de la dynamique ou statique, de l’activité ou passivité, on ne pourrait assimiler la continuité sans une prise de conscience, car souvent les concepts sont vidés de sens si la conscience ne se les approprie pas.)
   Or cette continuité nous apprend que « qui vit ne meurt pas ». On lit également à propos de l’absorption et de la fusion, c’est un peu de la philo-chimie. Aboutissant à une définition comme on le trouve à la page 28 : «Un enchevêtrement de secrets dans le sens d’un mot, reflétant une folie sage. »
  Pour conclure, « en dehors de tout ornement dont se pare la pensée philosophique et des évidences rationnelles, « le livre Universel » qu’est le cosmos, offre de par son abondance de lumières, de couleurs, de parfums, de formes et mouvements, un cortège de merveilles disséminées, que l’esprit critique a beau saisir et dont les symboles et leurs interactions demeurent inextricables. » écrit l’auteur, qui est également journaliste.
Enfin, Chérif Abdedaïm est passé « Aux portes de la méditation », un livre qui est sorti, et plutôt un écrivain qui arrive, que l’on le lise soigneusement, c’est-à-dire qu’on le reçoit cordialement.
                                                                                             A. Meghiche
 
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Alger Républicain novembre 2004:
Chercheur de vérité

   Le premier essai du pédagogue d'origine constantinoise, Chérif Abdedaim, emprunte sa substance à la tradition mystique musulmane. Malgré la modestie du titre, cette «somme» de réflexions approfondies, articulées en brefs chapitres d'une écriture limpide et d'un contenu dense, parfois ésotérique, semble bien être déjà porteur des fruits et des fleurs de sa méditation. «Les portes de la méditation s'ouvrent à ceux qui, dans la patience et la solitude, cherchent à «démanteler» les signes d'un réseau , conçu pour être scruté, de par une pensée profonde et une vision clairvoyante», annonce d'emblée l'avant-propos de l'ouvrage.
   Comme pour tous ceux qui dépassant l'âpreté du quotidien tentent de s'élever à la mesure de l'univers, le propos est teinté d'humilité. Celle propre aux poètes, aux scientifiques, comme à tout chercheur de vérité. Tous ceux dont les ressources secrètes s'éloignent de la contingence pour s'élancer en quête de sens cosmique infini. «Un monde que chacun porte en soi et qui se prolonge dans les confins de l'univers».
   À la manière des saints de l'Islam, Abdedaim s'exprime en termes de dévoilement et de contemplation, stations spirituelles élevées, objectif de la méditation. Le texte devient guide pour le lecteur invité à se dépouiller de tout ce qui borne l'esprit et l'âme dans cette quête ardue. Le verbe de Abdedaim percutant et d'une grande élégance offre, de par sa forme même, d'étincelants jalons sur le chemin de la foi: «Ainsi, aussi menaçant soit-il, l'enclos de vie, lançant son appel de détresse profond, ne peut vibrer qu'au fond de l'arène où chaque particule vocifère sourdement».
   Cette phrase reprise de la partie «A propos des voix», illustre la proposition esthétique de l'auteur qui s'apparente à de la poésie philosophique chantant l'amour pour le créateur et sa création. Ainsi, «à propos de la voie du sens», le quêteur écrit : «Le labyrinthe de la sagesse renferme la voie du sens (... ) Ainsi, de pas en pas, l'épanouissement dans sa profondeur soutient la sainte logique de la voie ; chose quasi-impossible sans remises en question permanente et progressives».
   Parole de chaman, trait d'union entre monde et contre-monde ou illustration du message prophétique de salut spirituel, l'écrit est celui d'une âme enchantée que la lumière obsède. La lumière de la certitude s'entend. Cette ode à Nour El Yakin s'exprime à la manière mouvante et chatoyante des tableaux de Khedda et d'Issiakhem : «C'est ainsi que la certitude, saisissante, transcendante et par la résurgence de la foi, plonge l'être dans la fascinante sphère du merveilleux : l'ambition n'a plus lieu d'être , l'être est comblé».
   Le texte n'est pas non plus dénué de morale et les trahisons aux principes d'intégrité y sont stipendiés vigoureusement : «Chargée de ténèbres, la stimulation d'une intériorisation envieuse motive les sens de la cupidité, éveillant de son profond sommeil une force auto-destructrice.(…). la situation sévirait alors dans l'avilissement...». Ainsi, l'auteur ne traite pas moins de 63 questions de philosophie et de morale quotidienne sans jamais se départir d'une verve musicale rigoureusement rythmée. Et en dernière touche, pour le lecteur : «résident les prémices d'un long voyage…»
                                                        Karimene Toubbiya     

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Le Soir d'Algérie 14 avril 2005 :
 Aux portes de la méditation
Recueil - Casbah Éditions Casbah, Alger, 2004

 
   Dans un récent ouvrage édité par les éditions Casbah, notre confrère Chérif Abdedaïm, correspondant à Mila du quotidien La Nouvelle République, nous fait part de ses réflexions à travers 63 titres, sujets occupant chacun un espace d’une à deux pages. L’auteur traite ces sujets à caractère philosophique sous un angle polémique et poétique, sujets profondément liés à notre conscience, notre sensation et autres questions existentielles, inspirés d’une essence d’expression souvent métaphorique.
   Aux portes de la méditation, Chérif Abdedaïm emploie l’expression “a propos de” comme clé pour tenter de forcer les serrures des questions et des sens à “sémantiser” pour pouvoir s’y projeter et y percevoir son propre monde. “Les portes de la méditation s’ouvrent à ceux, qui, dans la patience et la solitude, cherchent à comprendre et à “démanteler” les signes d’un réseau, conçu pour être scruté, de par une pensée profonde et une vision clairvoyante un monde que chacun porte en soi et qui se prolonge dans les confins de l’univers.”
    Ainsi, la communion de l’être avec les éléments d’un cosmos dont il est le centre exclut un ego dispersé, absorbé par ipséité, coupant court aux allusions et aux illusions, et laissant place à la certitude dans un effacement total où prime la transcenda sur les tendances. L’auteur entame sa réflexion par le texte, un magma de consonnes et de voyelles formant la lettre, dont l’essence est unique et multiforme.
    A ce propos, il écrit : “Prendre une distance spatio-temporelle par rapport au texte, c’est théoriser, officialiser le discours, faire transparaître l’explicite dans l’implicite, l’inapparent dans l’apparent, de ce fait et de par son ensemble, de dimensions infinies, le texte coule dans le temps, ni le passé ni le futur n’altèrent son présent.”
   A propos du mot, on y lit : “Par son alchimie le mot explose en diverses particules sémantiques. Tantôt claire tantôt ambiguë, la substance ainsi dénudée cherche son thérapeute ; parfois même son patient. Chacun l’assiste à son niveau, lui donnant colorations et connotations relativement dévouées. Ose-t-on définir le produit sans connaître son concepteur ?” Cependant, vouloir cerner le mot est plutôt le discerner d’où cet enchaînement à propos du sens lorsque l’auteur nous indique que “le labyrinthe de la sagesse renferme la voie du sens et chaque point, chaque coin, engage le chercheur dans des investigations assez affûtées pour révéler au clairvoyant le secret de la clé...
    De ce fait, la patience consciente serait l’arme dans toute sa grandeur pour les adeptes de la vérité”. Cependant, la clé des mystères n’est que pureté, subtilité, perspective, lumière et forme issues de la clairvoyance. A propos des questions, Chérif, se demande à quoi sert le leurre s’il ne mène pas à la vérité. Et à quoi sert le rêve s’il n’inspire pas la réalité ? De ce fait, les question semblent être à l’origine de toute naissance.
Le “quoi” alourdit les troubles de la peine. Le “pourquoi” plonge dans le désespoir de l’aubaine. Le “comment” compense l’insolence quand le but dans son ignorance diverge avec le “qui”. Le “qui” est la source de l’alliance entre le “car” et “l’ainsi”. Le “qui” est l’essence de toute question. Qui ignore le “qui” baigne dans le leurre de l’existence. Ce mot reflète sa consistance dans la non-insistance.
   A propos du “qui”, du “je”, du temps, de l’art de façonner, de l’esquisse, du naturel, de la possession, de la recherche, de la rescousse, de la fusion de l’arme, des lumières, de l’inspiration, du dialogue, de la dignité, de la ruse, de l’hypocrisie, le tout 63 sujets à réflexions philosophiques en quête d’une réponse à une question tournant toutes autour d’une centrale : “Faut-il vivre pour mourir ou mourir pour vivre ?” L’auteur termine par cette réflexion, “pour conclure”, “en dehors de tout ornement dont se pare la pensée philosophique et des évidences rationnelles, le “livre universel” qu’est le cosmos offre, de par son abondance de lumières, de couleurs, de parfums, de formes et mouvements, un cortège de merveilles disséminées que l’esprit critique a beau saisir et dont les symboles et leurs interactions demeurent inextricables.
   Cette vaste “encyclopédie” cosmique, chargée de profondes pensées, convie ses “navigateurs” à voguer dans la splendeur des temples où s’évanouissent leurs vaisseaux”. Aux portes de la méditation de notre confrère Chérif Abdeldaïm est un essai d’un autre style, certes pas à la portée de tous les lecteurs, mais qui mérite amplement d’être consulté. A se le procurer absolument.
                                                               A .Mhaïmoud
 
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 Aux portes de la méditation, de Chérif Abdedaïm
Un ouvrage philosophique truculent
 
     Ni exclusivement littéraire, ni typiquement philosophique, le livre intitulé Aux portes de la méditation, Chérif Abdedaïm, journaliste à La Nouvelle République, se veut une expédition dans les profondeurs de la sémantique et un voyage dans l’univers de la contemplation des mots, exprimant, décortiquant et sondant leur portée significative et leur essence dans un langage expressif qui vogue entre le style littéraire et la touche philosophique.
    Paru aux éditions Casbah, l’ouvrage, compartimenté en 63 articles, s’insinue comme une sonde cosmique qui cherche à pourfendre, disséquer et percer l’au-delà de la simple terminologie des mots et en transposant le lecteur dans les abysses incommensurables qui séparent l’abstrait du concret, le réel de l’irréel, l’explicite de l’implicite, ou encore de miroiter l »apparent dans l’inapparent et vice versa. Cette forme d’expression ésotérique, qui traite des sujets d’essence philosophique car touchant des aspects hermétiques et intangibles comme la sensation, la réflexion, les questions existentielles, la vie et la mort, est développée à travers un magma d’interrogations transcendantales qui touchent simultanément la clarté et l’ambiguïté de la réflexion. Comme son titre l’indique, le bouquin entraîne le lecteur plus qu’au seuil de la méditation. Il le mène dans les fins fonds mêmes de la méditation et le plonge dans les confins de l’univers. L’ouvrage, conceptualisé aux confluents du naturel et du surnaturel, se décline comme un essai à connotation philosophique qui, au-delà de la simple signification des mots, cherche à explorer ceux-ci en diverses particules sémantiques. Aux portes de la méditation s’insinue aussi comme un vaisseau spatial qui fait de l’esprit et de la réflexion les éléments moteurs pour scruter le monde qui est en nous et qui trouve son prolongement dans l’immensité du cosmos.
   Certes, teintée d’un trop plein d’allégories et de métaphores, parfois « indécodables », l’œuvre osée de Chérif Abdedaïm n’en est pas moins un coup d’essai assez sérieux tentant de naviguer entre les évidences rationnelles et les abstractions de l’irréel.
Par Amir B. ( Le Jeune indépendant du 31 mai 2005.)

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Le Soir d'Algérie 4 mars 2006 :
Le bouquet entaché
(Poésie) - Éditions Geb, Constantine, 2006
Une promenade au gré des aléas de la vie

   Après son premier essai intitulé Aux portes de la méditation, ouvrage qui traite des sujets à caractère philosophique sous un angle polémique et poétique, sujets profondément liés à notre conscience, notre sensation et autres questions existentielles, inspirées d’une essence d’expression souvent métaphorique, notre confrère Chérif Abdedaïm récidive en publiant Le bouquet entaché, un recueil de poèmes et maximes édité chez Geb édition.
   Qui est Chérif Abdedaïm ? Homme de lettres et de culture, il est d’abord éducateur-professeur de français dans un lycée, journaliste-chronique au quotidien La nouvelle république, écrivain-poète. Artiste polyvalent il est aussi artiste peintre, sculpteur sur bois, il pratique l’art plastique et la fabrication d’instruments de musique. II est enfin chanteur-compositeur de grand talent dans le genre malouf et chaâbi, maniant à merveille le luth, le violon et le mandole. Compositeur de qaçidate, ses efforts vont bientôt être couronnés par un recueil de poésie populaire melhoun.
    Le bouquet entaché est un recueil composé de 38 poèmes, 60 maximes et 15 peintures thématiques illustrant certains poèmes, le tout provenant de l’inspiration, de la sensation et de la fertile imagination de l’auteur. On lit Le bouquet entaché comme on traverse la vie : une beauté sûre, des valeurs indéniables mais des points noirs, des zones sombres qui brouillent la vue et altèrent l’image finale. Revisités par C. Abdedaïm, les sentiers battus de la vie humaine se laissent malgré tout traverser sans lassitude.
  Une promenade au gré des aléas de l’existence d’un homme, d’un pays, d’une communauté aux frontières de moins en moins évidentes”, lit-on dans la préface de notre consœur Karima Bendjeddou, ex-journaliste à El Watan. “On a tous le droit de se tromper mais pas celui de tromper”, averti d’emblée l’auteur qui nous gratifie d’un “il y a” retraçant les différentes facettes de la nature humaine “il y a” ceux qui vivent et ceux qui se donnent la mort, ceux qui suivent et ceux qui ne craignent le sort, les humbles convives et ceux qu’on jette dehors, ceux qui ont raison et ceux qui ont tort, il y a ceux qui cachent leurs mots, ceux qui les mâchent, ceux qui les lâchent et ceux qui les crachent.
   Comme il y a ceux qui jettent leur mots, ceux qui les répètent, ceux qui les rejettent et ceux qui les projettent. En parcourant ce “bouquet” de C. Abdedaïm, le lecteur survole sans embûches et sans ambages un essai poético-philosophique, conçu sans verbosité ni verbiage, retraçant surtout les différents états d’âme et d’esprit apparus au gré des aléas du temps et de l’existence. Aussi beaux, aussi limpides et expressifs, les poèmes du Bouquet entaché le sont tous. Il t’invitent, ils t’attirent, ils te bercent et t’envoûtent au point de ne plus pouvoir se détourner jusqu’à épuisement du contenu.
   Un régal, en fait, un voyage ensorcelant et fortement captivant ! D’abord par son dandysme, attendri ou grinçant, ensuite par les libertés de sa syntaxe et sa façon de déguingander le vers.
 
A quand la paix ? Espèce abusé ?
par d’impromptus chants, tant
méprisés
par des mots, hypocritement,
enflammés
et le sourire d’un égarement exhumé.
.../...
Perfidie, orgueil, médisance et
méchanceté,
Indifférence, insouciance, négligence
et légèreté,
Feront naufrage dans l’océan de
vérité
.../...
Quand l’être, enfin épuisé, jugera-t-il
Ses actes rebelles et téméraires ?
Quand l’être, enfin désabusé,
signera-t-il
le pacte de la paix, sur terre ?


   Se demande l’auteur dans un long poème, parlant tour à tour de l’espoir, de la tristesse, de la douleur, du voyage, de la vérité, de l’innocence, de l’amitié, du rêve, de l’art... Clôturant le bouquet, des maximes d’une sagesse indéniable et indélébile viennent mettre un point final à une aventure palpitante. . Un recueil à lire et à relire ! “Un univers de vers est un hiver continuellement vert.” “Essayer de comprendre serait sagesse. Préjuger serait une dramatique délicatesse”.
                                                             A. M’haïmoud

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Le Bouquet entaché,
un recueil de poésie de Chérif Abdedaïm

   Après son retentissant essai philosophique Aux portes de la méditation (Editions Casbah, Alger, 2004) le poète, musicien et journaliste distingué, Chérif Abdedaïm, vient de réussir un autre coup d’éclat avec le Bouquet entaché, un recueil de poésie et maximes paru aux éditions GEB.
   L’ouvrage de 146 pages, dont la dernière partie est réservée à une soixantaine de maximes, décline comme une envolée lyrique enrobée d’un style simple et chatoyant. L’auteur nous entraîne dans les trois quarts de son bouquin dans les fins fonds de l’homme, de la communauté, du pays pour nous dépeindre des thèmes d’actualité et qui traitent de paix, d’amour, de tolérance, d’espoir, d’amitié et d’innocence. Comme il évoque dans un langage un tant soit peu imagé des sujets ayant trait aux tourments de la vie, à la tristesse, à la tempête, à l’errance et à la douleur.
    Chérif Abdedaïm habille savamment certains de ses poèmes de peintures thématiques comme pour mettre un doux bémol au squelette des mots.   
     La limpidité du vocable et la consonance musicale de la rime forcent le lecteur à dévorer assidûment le contenu du recueil.
   La cinquantaine entamée, il séjourne dès l’âge de 20 ans, trois années en France (Bordeaux) où il perfectionne sa pratique des arts plastiques.  
   A la fois brillant violoniste et luthiste, il troque à partir des années 1990 le « Malouf » contre le « Châabi », un art auquel il voue une passion sacerdotale.
  La présence du feu Cheickh Mahboub Stambouli à ses côtés lui permit de se lancer en plus dans la composition des qacidas.
  Un recueil de poésie populaire (Melhoune) du même auteur paraîtra prochainement.
  De paix, le poète a dit :
Dans le miroir de l’histoire se reflète le temps
D’une lumière médusée, d’une connaissance méprisée
Et que de défauts en vertu,
Et combien d’images, vilement tordues.
Images démentielles de folie, érigées
En armes consciemment dirigées.
Enveloppées par de bouillants caprices,
Lugubre logique et faux sacrifices,
Que le chagrin amasse et entasse
Dans des tombes aux feux de glace.

A.B.( Le jeune indépendant, du 12 mars 2006)
 
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Soutien à Guy-André Kieffer( 14 avril 2006, par Nadie):

Action coup de poing dans les studios de France 3 Aquitaine
 
   " Il y a ceux qui vivent et ceux qui se donnent la mort, ceux qui suivent et ceux qui ne craignent le sort, les humbles convives et ceux qu’on jette dehors, ceux qui ont raison et ceux qui ont tort, il y a ceux qui cachent leurs mots, ceux qui les mâchent, ceux qui les lâchent et ceux qui les crachent. Comme il y a ceux qui jettent leur mots, ceux qui les répètent, ceux qui les rejettent et ceux qui les projettent » ............. Chérif Abdedaïm Une promenade au gré des aléas de la vie, Cet extrait de poésie est un cadeau pour la famille de Guy-André Kieffer, et ses amie-e-s qui ne l’oublient pas et aussi pour les jeunes en lutte pour que l’avenir leur soit un peu meilleur. Un mince filet de voix qui voyage depuis l’Iton juqu’à la lointaine côte ivoirienne en passant par Bordeaux et sa Gironde. Il faut souvent CRIER dans le vide et les murs ne parlent plus ni ne réfléchissent l’image d’un disparu. Les étudiants, les lycéens, les jeunes avec ou sans travail sont bien seuls dans leurs luttes, la classe adulte les délaisse, ils crient dans le désert, tout comme la famille,les enfants et les amis du Journaliste disparu. IL FAUT SAVOIR AGIR, CRIER ! SANS CELA L’HOMME N’EST PLUS VIVANT, il ne faut pas robotiser L’espèce humaine. Une toute petite cloche sonne, sonne au lointain dans la vallée, c’est pour ceux qui luttent en ce moment bien seuls et aussi pour la Mémoire de Guy André KIEFFER, ceux qui vivent sont ceux qui luttent, ceux dont le coeur est bon et le CRI de Munch a été volé, mais cela n’empêchera pas la recherche de la Vérité, les cris sont dans les visages et les coeurs, alors ESPOIR ET COURAGE

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Méditerranée

   Il y a ceux qui vivent et ceux qui se donnent la mort, ceux qui suivent et ceux qui ne craignent le sort, les humbles convives et ceux qu’on jette dehors, ceux qui ont raison et ceux qui ont tort, il y a ceux qui cachent leurs mots, ceux qui les mâchent, ceux qui les lâchent et ceux qui les crachent. Comme il y a ceux qui jettent leurs mots, ceux qui les répètent, ceux qui les rejettent et ceux qui les projettent….. Chérif Abdedaïm.
                                                                                      publié par nadie dans: nadie
 
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Le Soir d’Algérie, ( 10/10/2006 ) :
 Une animation nocturne étoffée

   Sous le haut patronage du wali de Mila, la Direction de la culture, sous la houlette de l’inépuisable Ali Taïbi, a récidivé cette année encore, en proposant au public milévien, un programme alléchant, pour meubler les soirées ramadhanesques, d’habitude moroses. Un programme musico-théâtral bien étoffé qui s’étalera jusqu’à Leïlat el qadr (27e jour). Ainsi, de la première soirée qui a débutée le mercredi 27 septembre et qui a vu l’entrée en scène de l’association andalouse locale En-Nour, dirigée par le maître du malouf, Mounir Bentiar, à la dernière qui coïncidera avec Leïlat el qadr et qui sera, elle, animée par le chanteur Zineddine Bouadbellah et sa troupe des Aïssaoua de Constantine, le public milévien a bien été gâté et le sera davantage avec, respectivement, des représentations théâtrales, œuvres de la coopérative Masrah el kaoun (Alger), Nsalou ouala mansalouche, le 30 septembre ; du TRC de Constantine Aïssa Tsunami, le 2 et 8 octobre ; du Théâtre régional de Batna, L’empereur, le 4 octobre ; du Théâtre régional de Annaba, Djaïah, Kebih oua Madjnoun, le 11 octobre et enfin, Aïla hamela du Théâtre régional de Béjaïa, le 18 octobre. Les soirées musicales, quant à elles, verront passer sur scène des têtes d’affiche bien connues du grand public dont les maîtres du chaâbi et de l’andalou, Chaou Abdelkader, Sid Ali Driss, Abdelkader Bendaâmache, Mourad Djaâfri, Abdelmadjid Meskoud, Kamel Bourdib, Ayadi Khadidja et Cherif Abdedaïm. Ces soirées seront organisées sous le thème “Les journées du chaâbi”. Le lieu du déroulement de ce programme, malheureusement, reste le point noir de cette belle initiative des responsables de la culture, car la salle Milève ne se prête nullement à ce genre d’événement. En attendant la réception de ce chef-d’œuvre qu’est la maison de la culture de Mila, qui est en voie d’achèvement, les amateurs de l’art et de la culture peuvent bien continuer à prendre leur mal en patience… pour pouvoir enfin évoluer dans un cadre meilleur.
                                                               A. M’haïmoud

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André Linck (01 janvier 2007 ) :
Croire au-delà de l’en-deçà

   Chérif Abdedaïm, poète, nous explique que le franchissement du seuil est, en fait, un affranchissement. Quand et où, qu’importe, au fond, puisque l’éternité les « dissout » hors du temps des choses ayant formes, poids et mouvements. À quoi servent les repères de la Raison dans l’infini et l’éternité ? Il n’y a qu’à franchir la Porte, celle qui, de la naissance à la mort, nous fait passer de Charybde en Scylla. Cette Grâce a nom Vie . ( A.Linck )
 " La porte est celle qui éternise l’accès à l’infini. Ce n’est qu’après l’affranchissement de son seuil que se célèbre la solennité des hôtes.
   L’œil ne voit plus. Aveugle ? Non !Dans sa plénitude, il déplore son passé, le moment où ses yeux croyaient voir. L’infinité de faisceaux dévoile ses secrets. Le Moi n’a plus raison d’être. Absorbé par son état extatique, il n’a plus besoin de ce qu’il croyait effleurer, sentir, entendre, voir ou déguster. La chair dissipée, n’a plus d’emprise. Car, dans son dégel, le Moi s’est dissout dans l’infini.
Le “quand” et le “où” se dessèchent de leurs repères.
C’est la lumière dans son essence."[1
]
       Le poète nous explique que le franchissement du seuil est, en fait, un affranchissement : il suggère, par là, qu’enfin, par delà la mort, nous sommes délivrés de la vie. Plus précisément de ce « Je » dans les entrelacs duquel nous nous perdons à la poursuite d’une réalisation en deçà, alors qu’elle ne se trouve qu’au-delà du seuil fatidique. Ainsi nous serons reçus par ceux qui nous précédèrent, comme si le point de départ n’était qu’un point d’arrivée, condamnés à une immobilité froide, décevante pour certains, illuminatrice pour d’autres.
"L’œil ne voit plus. Aveugle ? Non !"
 Car si nous pensions voir, donc connaître, nous demeurerions dans l’erreur, cette erreur, attachée comme une glu, à notre peau :
 "Le Moi […] n’a plus besoin de ce qu’il croyait effleurer, sentir, entendre, voir ou déguster."
   Que lui est-il arrivé pour qu’il abandonne ses certitudes de vivant, pour que, dans l’extase, il quitte déjà ce monde, en marche vers l’éternité de l’être ? Serait-ce que, par un coup heureux du hasard, il aurait été touché par la Grâce de la foi ? Qu’au-delà de cette porte, qu’il appelle Raison, il découvre le « quand » et le « où » pour lesquels il n’est pas besoin de preuves ? Quand et où, qu’importe, au fond, puisque l’éternité les « dissout » hors du temps des choses ayant formes, poids et mouvements.
   À quoi servent les repères de la Raison dans l’infini et l’éternité ? Mais à quoi donc, en fait, est-il nécessaire de vivre si c’est pour mourir ? Simplement pour qu’il y ait une porte à franchir, un chemin à parcourir, une trace, un sillon, un peu de sa propre lumière, l’espace d’un instant, qui étendent l’infini et l’éternité. Il n’y a rien à expliquer ni à modifier. Pourquoi d’ailleurs ? Il n’y a qu’à franchir la Porte, celle qui, de la naissance à la mort, nous fait passer de Charybde en Scylla.
 Cette Grâce a nom Vie.
Peut-être le monde est-il mieux perçu par les poètes que par les savants…
André Linck (01 janvier 2007 )
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 [1] Chérif Abdedaïm - Aux Portes de la Méditation, Page 18 - Casbah Éditions – Alger – 2004

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André Linck (01 janvier 2007 ):
Création

   Il laisse aller son inspiration comme s’il tenait un pinceau : les mots lui servent de couleurs. Il dessine les formes qui s’imbriquent en substituant leurs esquisses : ainsi les nuages effilochent dans le ciel leurs contours fluides. Des réminiscences orientent sa pensée en un monde de rêve, comme il sied à tout poète. Un rêve qui sous-tend notre réalité.
                            (André Linck) 27 janvier 2007
Création
Exquises fleurs de l’histoire,
Nourricières de nobles espoirs,
Par leur magie et leurs rites
Insolites.
Entre le coucher et l’aurore,
Des rayons aux pignons d’or.
Entre le déclin et l’apogée,
D’un ton juste effarouché.
Dans leur tumulte intérieur,
Séductions aux fines rondeurs.
Simples murmures, profonds, bleutés,
Cristal, safran, blanc velouté.
Étoiles perdues dans leur symbiose,
Aines rassurées, magie des choses.
Vifs virtuoses, poèmes ou proses.
De brocarts blancs et magnifiés,
De précieuses pierres, marbre de bonté.
Vallées, de musc et d’ambre inondées.
Dans un mystère aux limbes atroces,
Ultime oubli et vie féroce.
Torrents furieux en abondance,
Un trône en flamme, odeur d’encens.
Un foisonnement de lignes recherchées,
Un entrelacs d’œillets perchés.
Sur un bosquet de bambou fin,
Entre rubis, de folie, pleins.
Dans un jardin vert délicieux,
Vêtu d’habits forts somptueux.
Une transcendance à “l ‘enchanté”,
Dans les secrets de la clarté.
Enjolivant les hommes sages,
De clairvoyantes et profondes images.
Telle une brûlure dans sa froideur,
Par sa tendresse effleure les cœurs.
Doux sentiments dans leur candeur.
Ornés de perles ressuscitées,
Des chœurs subtils font rêvasser.
Œuvres d’un futur dans le passé.
Une gamme superbe.
Jubilation !
D’un art fécond d’innovations.

Assaut de signes et de symboles,
Dans un écrin de prouesses folles.
Soleil levant aux rayons saints,
Naufrage tendre et délices du destin.
Gracieuse place dans l’océan
D’un printemps vert, de création.


Chérif Abdedaïm, Le Bouquet entaché - GEB éditions - Constantine, 2004 - page 110

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