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Un livre qui dérange?
“Guerre et “guerre” d’Algérie” de Georges Londiche Un livre qui dérange ?
Journal Nouvelle Republique du 16/03/2004
16 mars 2004
Chérif Abdedaïm
“Guerre et “guerre” d’Algérie” de Georges Londiche Un livre qui dérange ?
Journal Nouvelle Republique du 16/03/2004
Tels ont été les précieux supports qui ont éveillé les souvenirs de l’auteur, devenu vieux maçon à la retraite, dans un ensemble de questionnements ouvrant un large débat sur une guerre que des hommes de paix auraient refusée.
“Guerre et “guerre” d’Algérie” de Georges Londiche est un travail de mémoire, l’un des rares à donner directement accès à la parole d’un maquisard algérien. Soucieux de retrouver l’auteur de deux carnets de route d’un combattant algérien, Georges Londiche, dans cet ouvrage, exhume “des carnets qui témoignent d’un jeune homme, père de famille, possédant une maîtrise de l’orthographe et qui, manifestement, ne rêvait que d’une chose : que soit reconnue la dignité de son pays”, écrivait Pierre Boisgontier (chercheur universitaire à la retraite) dans la quatrième de couverture du livre de Londiche. Une œuvre où l’auteur, dans une écriture dénudée de toute fioriture romanesque, cherche à ce que “lumière soit faite sur ce drame”.
A l’époque, jeune appelé venu passer son service militaire en Algérie, un des amis de contingent de l’auteur découvre deux carnets de route qu’un “maquisard” (terme employé fréquemment par l’auteur) algérien a sans doute oubliés dans une cache. Conscient des conséquences gravissimes que pourrait éventuellement entraîner leur découverte par les militaires français, il les a soigneusement dissimulés pour enfin les remettre 35 ans plus tard à Londiche qui, à son tour, attendra cinq années pour “déterrer” ces carnets dans “Guerre et “guerre” d’Algérie”.
Des carnets que Londiche souhaite restituer à l’Etat algérien et qui ont donné cours à ce débat auquel il fait participer un maquisard de par ses notes quotidiennes, de référant également à des écrits de journalistes, écrivains, historiens, hommes politiques, militaires… “J’aurais aimé écrire ces pages avec d’autres appelés ou d’autres personnes.J’ai pourtant sollicité des concours.En vain. J’aurais même accepté qu’elles ne disent pas les mêmes choses ni de la même façon pourvu qu’elles soient sincères”.
Des notes de guerre d’un maquisard algérien ranimées par des souvenirs de “guerre” d’un appelé. “Une réflexion sur ce passé et ses conséquences sur l’actualité”, nous dit l’auteur dont la voix a tonné, en automne 2001, pour “faire entendre ce qu’à travers ses notes journalières nous dit un de ceux dont les voix portent rarement jusqu’en France”.
Et c’est ainsi que “deux mains auront écrit ces phrases”.
Deux destins dont les “routes se sont peut-être frôlées dans le djebel de Kabylie (par là l’auteur désigne les régions de Jijel, El Milia…), mais qui se côtoient quotidiennement dans cet ouvrage. Une année de vie “connue” (du 21 juin 1957 au 5 juillet 1958) à travers ces “retrouvailles” en 2001.
Une durée qui a enfanté dans ce “curieux dialogue”, et l’auteur en convient, une certaine familiarité qui fait dire à Londiche, s’adressant à son pseudo interlocuteur, “d’ancien combattant à ancien combattant, je ne pense pas que le tutoiement soit une marque d’irrespect, aussi l’emploierai-je sans pudeur”. “Guerre et “guerre” d’Algérie, c’est également une réflexion sur la guerre sans adhérer aux “accents épiques pour décrire la vie des combattants des deux camps”, accents qui, selon l’auteur, sont le plus souvent employés pour “masquer ou exalter des situations plus glorieuses” ; et la guerre n’est jamais glorieuse.
Toujours imposée au plus grand nombre. Durant vingt-huit mois d’armée, je n’ai jamais entendu crier “Vivre la guerre”. La guerre. Ce mot, “euphémisé” par le “général pamphlétaire” (Bigeard) sous le slogan “Pacifier l’Algérie”, ne pourrait étouffer une réalité consignée par un maquisard dans ses carnets de route.
Le napalm (bombe incendiaire) et autres types de bombes déchirant quotidiennement le silence des paisibles mechtas et douars (des régions d’El Milia, Collo…) et dont seuls des regrets sincères pourraient atténuer la gravité. D’où l’emploi du mot repentance, loin de sa connotation religieuse.
“Pacifier l’Algérie” ne pourrait également faire taire les cris arrachés sous l’effet de la torture et les différents supplices (baignoires, courant électrique…) subis par les victimes des “Aussaresses” et consorts, et dénoncés à travers les méditations de l’auteur.
Faudrait-il également noter dans cet ouvrage la confrontation entre deux réalités : la “guerre” de l’auteur qu’il subissait et que, bien obligé, il faisait ; la guerre du maquisard, une guerre que 130 ans de colonialisme lui avaient imposée.
Ce que Londiche appelle aussi sa “guerre”, c’est “traquer la bête rugissante ou sommeillante qui est en chacun de nous”.
Un livre finalement intéressant à lire et qui malheureusement n’a pu connaître une large diffusion (tiré à 650 exemplaires à compte d’auteur) pour la simple raison qu’“aucune maison d’édition n’a accepté de l’éditer tel qu’il a été écrit”, nous confie l’auteur contacté par nos soins.
Est-ce un livre qui dérange ?
“Guerre et “guerre” d’Algérie” de Georges Londiche est un travail de mémoire, l’un des rares à donner directement accès à la parole d’un maquisard algérien. Soucieux de retrouver l’auteur de deux carnets de route d’un combattant algérien, Georges Londiche, dans cet ouvrage, exhume “des carnets qui témoignent d’un jeune homme, père de famille, possédant une maîtrise de l’orthographe et qui, manifestement, ne rêvait que d’une chose : que soit reconnue la dignité de son pays”, écrivait Pierre Boisgontier (chercheur universitaire à la retraite) dans la quatrième de couverture du livre de Londiche. Une œuvre où l’auteur, dans une écriture dénudée de toute fioriture romanesque, cherche à ce que “lumière soit faite sur ce drame”.
A l’époque, jeune appelé venu passer son service militaire en Algérie, un des amis de contingent de l’auteur découvre deux carnets de route qu’un “maquisard” (terme employé fréquemment par l’auteur) algérien a sans doute oubliés dans une cache. Conscient des conséquences gravissimes que pourrait éventuellement entraîner leur découverte par les militaires français, il les a soigneusement dissimulés pour enfin les remettre 35 ans plus tard à Londiche qui, à son tour, attendra cinq années pour “déterrer” ces carnets dans “Guerre et “guerre” d’Algérie”.
Des carnets que Londiche souhaite restituer à l’Etat algérien et qui ont donné cours à ce débat auquel il fait participer un maquisard de par ses notes quotidiennes, de référant également à des écrits de journalistes, écrivains, historiens, hommes politiques, militaires… “J’aurais aimé écrire ces pages avec d’autres appelés ou d’autres personnes.J’ai pourtant sollicité des concours.En vain. J’aurais même accepté qu’elles ne disent pas les mêmes choses ni de la même façon pourvu qu’elles soient sincères”.
Des notes de guerre d’un maquisard algérien ranimées par des souvenirs de “guerre” d’un appelé. “Une réflexion sur ce passé et ses conséquences sur l’actualité”, nous dit l’auteur dont la voix a tonné, en automne 2001, pour “faire entendre ce qu’à travers ses notes journalières nous dit un de ceux dont les voix portent rarement jusqu’en France”.
Et c’est ainsi que “deux mains auront écrit ces phrases”.
Deux destins dont les “routes se sont peut-être frôlées dans le djebel de Kabylie (par là l’auteur désigne les régions de Jijel, El Milia…), mais qui se côtoient quotidiennement dans cet ouvrage. Une année de vie “connue” (du 21 juin 1957 au 5 juillet 1958) à travers ces “retrouvailles” en 2001.
Une durée qui a enfanté dans ce “curieux dialogue”, et l’auteur en convient, une certaine familiarité qui fait dire à Londiche, s’adressant à son pseudo interlocuteur, “d’ancien combattant à ancien combattant, je ne pense pas que le tutoiement soit une marque d’irrespect, aussi l’emploierai-je sans pudeur”. “Guerre et “guerre” d’Algérie, c’est également une réflexion sur la guerre sans adhérer aux “accents épiques pour décrire la vie des combattants des deux camps”, accents qui, selon l’auteur, sont le plus souvent employés pour “masquer ou exalter des situations plus glorieuses” ; et la guerre n’est jamais glorieuse.
Toujours imposée au plus grand nombre. Durant vingt-huit mois d’armée, je n’ai jamais entendu crier “Vivre la guerre”. La guerre. Ce mot, “euphémisé” par le “général pamphlétaire” (Bigeard) sous le slogan “Pacifier l’Algérie”, ne pourrait étouffer une réalité consignée par un maquisard dans ses carnets de route.
Le napalm (bombe incendiaire) et autres types de bombes déchirant quotidiennement le silence des paisibles mechtas et douars (des régions d’El Milia, Collo…) et dont seuls des regrets sincères pourraient atténuer la gravité. D’où l’emploi du mot repentance, loin de sa connotation religieuse.
“Pacifier l’Algérie” ne pourrait également faire taire les cris arrachés sous l’effet de la torture et les différents supplices (baignoires, courant électrique…) subis par les victimes des “Aussaresses” et consorts, et dénoncés à travers les méditations de l’auteur.
Faudrait-il également noter dans cet ouvrage la confrontation entre deux réalités : la “guerre” de l’auteur qu’il subissait et que, bien obligé, il faisait ; la guerre du maquisard, une guerre que 130 ans de colonialisme lui avaient imposée.
Ce que Londiche appelle aussi sa “guerre”, c’est “traquer la bête rugissante ou sommeillante qui est en chacun de nous”.
Un livre finalement intéressant à lire et qui malheureusement n’a pu connaître une large diffusion (tiré à 650 exemplaires à compte d’auteur) pour la simple raison qu’“aucune maison d’édition n’a accepté de l’éditer tel qu’il a été écrit”, nous confie l’auteur contacté par nos soins.
Est-ce un livre qui dérange ?
16 mars 2004
Chérif Abdedaïm
Rendre à César ce qui appartient à César
Georges Londiche à Ferdjioua :
«Rendre à César ce qui appartient à César»
Chérif Abdedaïm
«Rendre à César ce qui appartient à César»
C’est à l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, que M.Georges Londiche, auteur du livre “Guerre et “guerre” d’Algérie” (présenté dans La Nouvelle République du 16 mars 2004), a choisi de restituer les deux carnets de route d’un combattant de l’ALN à l’Algérie, et ce, 43 ans après avoir quitté la terre algérienne. « Rendre à César ce qui appartient à César “est la devise de cet ami de l’Algérie qui était, pour rappel, un jeune appelé français, pacifiste, mais qui avait été entraîné au cours de son service militaire dans une guerre qu’il ne jugeait pas sienne et qu’il répugnait vigoureusement.
Trente-cinq ans plus tard, il rencontre un ex- ami du contingent qui lui remet deux carnets de route qu’un combattant de l’ALN avait sans doute oubliés dans une cache et qu’il avait trouvés au col de Selma, en 1960. Cet ami de Londiche, pacifiste de surcroît, les avait dissimulés.
“J’ai découvert les carnets dans une cache et c’est consciemment que je les ai gardés”, déclare-t-il dans une lettre adressée à Londiche avant son départ pour l’Algérie.
Un geste qui ne peut être qualifié que de “noble”, étant donné qu’il avait permis, à l’époque, d’épargner beaucoup de vies dans la région de Jijel, Taher et El Milia. Les écrits de ce moudjahid, dans un français parfait, avaient éveillé les souvenirs de Londiche au point de mener, à travers ses écrits, un pseudo-dialogue avec le “maquisard” en question, faisant intervenir, parfois, des historiens, des politiciens, des militaires, des journalistes, etc. Un pseudo-débat où l’auteur médite sur les rapports humains et l’injustice aveugle motivée par un obscurantisme total.
Des souvenirs, également, où l’objectivité l’emporte sur toute autre considération. dévoilant ainsi l’intention colonialiste “euphémisée”, le général pamphlétaire Bigeard, sous le slogan, “pacifiez l’Algérie”, dénonce également les supplices infligés par les Aussaresses et consorts à un peuple qui ne demandait pourtant que le respect de sa liberté, de sa dignité.
Sincère dans ses propos, il n’a fait que ce qui lui avait paru juste. Rendre les carnets à l’Etat algérien et retrouver son pseudo-ami “maquisard”, à travers sa famille, étaient les deux soucis de Londiche. Ainsi, et après de vaines démarches, sollicitant des associations et divers organismes, le moment propice est venu, pour l’accomplissement de ce noble geste envers la nation algérienne, en ce 1er novembre 2004.Une date symbolique pour cet ancien appelé de la 52e aéroportée, qui a toujours manifesté haut et fort son respect pour “ceux qui se sont levés un certain 1er novembre”.
Un ami de l’Algérie qui, selon ses propos, est “porteur de paix” à travers le message de M. Christian Coigné, maire de Sassenage (environs de Grenoble), et où la compréhension, la coopération et la connaissance mutuelle des différences culturelles, “sans jugement aucun”, demeurent le prix de la paix.
Croyant sincèrement à la rencontre entre les deux “rives”, ce vieux maçon à la retraite, fier d’avoir manipulé la truelle, pense avoir fait son devoir à travers cette action qu’il considère, modestement, à la portée de tout un chacun, et qui, par ce geste honorable, a contribué à la restitution de l’histoire dans son authenticité.
Une histoire qu’aucun faux témoignage ne saurait démentir.
Par ailleurs, à Ferdjioua, après avoir été reçu par les autorités locales dans la journée du 30 octobre, M. Londiche a également animé, dans la soirée de la même journée, une conférence-débat à la maison de jeunes Tikoudane-Mosbah.
A cette occasion, et en présence d’une centaine de personnes, (autorités locales, anciens moudjahidine et autres citoyens), l’auteur de “Guerre et “guerre” d’Algérie”, profondément ému par l’accueil fraternel qui lui a été réservé, a tenu à remercier l’Algérie pour sa réponse à l’appel qu’il a lancé il y a deux ans environ. Puis vint le moment de la présentation de son ouvrage.
Un ouvrage que des maisons d’éditions françaises avaient refusé de publier “tel qu’il était écrit”.
Bref ! un livre qui dérange et qui a été finalement publié à compte d’auteur, en 650 exemplaires.
La soirée s’est enfin achevée sur un débat marqué par la sincérité, la franchise et beaucoup d’émotions, avant la remise de cadeaux symboliques à cet hôte de l’Algérie, par les autorités locales, l’Association du 8 mai 1945, et la maison de jeunes Tikoudane-Mosbah.
Une occasion, qui a également permis à M. Londiche de remettre au président d’APC de Ferdjioua, un message avec un cadeau symbolique de la part du maire de Sassenage. Un premier pas vers un éventuel jumelage. Il tint à préciser :"Ce que je souhaite, c’est de rencontrer, enfin, des compagnons du maquisard, des membres de sa famille.Ce que je souhaite c’est de vivre aux côtés du peuple, des “petits”, de ceux que l’on n’entend pratiquement jamais s’exprimer dans les médias et que, lorsqu’ils le font dans les urnes, certains médias nous disent qu’ils ont été manipulés ou trompés, Comme si les “petits” n’étaient pas capables de voir la réalité des choses, de réfléchir et de prendre leurs responsabilités.
1er novembre 1954… 8 avril 2004… Les “petits” ont parlé."
Trente-cinq ans plus tard, il rencontre un ex- ami du contingent qui lui remet deux carnets de route qu’un combattant de l’ALN avait sans doute oubliés dans une cache et qu’il avait trouvés au col de Selma, en 1960. Cet ami de Londiche, pacifiste de surcroît, les avait dissimulés.
“J’ai découvert les carnets dans une cache et c’est consciemment que je les ai gardés”, déclare-t-il dans une lettre adressée à Londiche avant son départ pour l’Algérie.
Un geste qui ne peut être qualifié que de “noble”, étant donné qu’il avait permis, à l’époque, d’épargner beaucoup de vies dans la région de Jijel, Taher et El Milia. Les écrits de ce moudjahid, dans un français parfait, avaient éveillé les souvenirs de Londiche au point de mener, à travers ses écrits, un pseudo-dialogue avec le “maquisard” en question, faisant intervenir, parfois, des historiens, des politiciens, des militaires, des journalistes, etc. Un pseudo-débat où l’auteur médite sur les rapports humains et l’injustice aveugle motivée par un obscurantisme total.
Des souvenirs, également, où l’objectivité l’emporte sur toute autre considération. dévoilant ainsi l’intention colonialiste “euphémisée”, le général pamphlétaire Bigeard, sous le slogan, “pacifiez l’Algérie”, dénonce également les supplices infligés par les Aussaresses et consorts à un peuple qui ne demandait pourtant que le respect de sa liberté, de sa dignité.
Sincère dans ses propos, il n’a fait que ce qui lui avait paru juste. Rendre les carnets à l’Etat algérien et retrouver son pseudo-ami “maquisard”, à travers sa famille, étaient les deux soucis de Londiche. Ainsi, et après de vaines démarches, sollicitant des associations et divers organismes, le moment propice est venu, pour l’accomplissement de ce noble geste envers la nation algérienne, en ce 1er novembre 2004.Une date symbolique pour cet ancien appelé de la 52e aéroportée, qui a toujours manifesté haut et fort son respect pour “ceux qui se sont levés un certain 1er novembre”.
Un ami de l’Algérie qui, selon ses propos, est “porteur de paix” à travers le message de M. Christian Coigné, maire de Sassenage (environs de Grenoble), et où la compréhension, la coopération et la connaissance mutuelle des différences culturelles, “sans jugement aucun”, demeurent le prix de la paix.
Croyant sincèrement à la rencontre entre les deux “rives”, ce vieux maçon à la retraite, fier d’avoir manipulé la truelle, pense avoir fait son devoir à travers cette action qu’il considère, modestement, à la portée de tout un chacun, et qui, par ce geste honorable, a contribué à la restitution de l’histoire dans son authenticité.
Une histoire qu’aucun faux témoignage ne saurait démentir.
Par ailleurs, à Ferdjioua, après avoir été reçu par les autorités locales dans la journée du 30 octobre, M. Londiche a également animé, dans la soirée de la même journée, une conférence-débat à la maison de jeunes Tikoudane-Mosbah.
A cette occasion, et en présence d’une centaine de personnes, (autorités locales, anciens moudjahidine et autres citoyens), l’auteur de “Guerre et “guerre” d’Algérie”, profondément ému par l’accueil fraternel qui lui a été réservé, a tenu à remercier l’Algérie pour sa réponse à l’appel qu’il a lancé il y a deux ans environ. Puis vint le moment de la présentation de son ouvrage.
Un ouvrage que des maisons d’éditions françaises avaient refusé de publier “tel qu’il était écrit”.
Bref ! un livre qui dérange et qui a été finalement publié à compte d’auteur, en 650 exemplaires.
La soirée s’est enfin achevée sur un débat marqué par la sincérité, la franchise et beaucoup d’émotions, avant la remise de cadeaux symboliques à cet hôte de l’Algérie, par les autorités locales, l’Association du 8 mai 1945, et la maison de jeunes Tikoudane-Mosbah.
Une occasion, qui a également permis à M. Londiche de remettre au président d’APC de Ferdjioua, un message avec un cadeau symbolique de la part du maire de Sassenage. Un premier pas vers un éventuel jumelage. Il tint à préciser :"Ce que je souhaite, c’est de rencontrer, enfin, des compagnons du maquisard, des membres de sa famille.Ce que je souhaite c’est de vivre aux côtés du peuple, des “petits”, de ceux que l’on n’entend pratiquement jamais s’exprimer dans les médias et que, lorsqu’ils le font dans les urnes, certains médias nous disent qu’ils ont été manipulés ou trompés, Comme si les “petits” n’étaient pas capables de voir la réalité des choses, de réfléchir et de prendre leurs responsabilités.
1er novembre 1954… 8 avril 2004… Les “petits” ont parlé."
Chérif Abdedaïm

