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Chroniques

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 Allo, c'est moi

Allo, c’est moi !

-Qui, çà !

-Le « Marre » de la contrée désolée.

-Ah, pardon, monsieur le « Marre ». A ma connaissance, c’est vous qui avez rompu le contact. Vous souvenez-vous de notre dernier entretien, lorsque vous nous avez sevré du dernier mot ?

-Ecoutez, il s’agit d’une panne téléphonique.

-Ok. Et que désirez-vous ?

- C’est juste pour vous informer que j’ai débuté ma « con-pagne ». Vous pouvez d’ors et déjà l’annoncer dans votre prochaine édition.

-Puisque l’occasion se présente, pouvez-vous nous accorder un petit entretien ?

Un court silence, on sent sa tachycardie au bout du fil. Ces gens là ont peur de la presse.

-Ok. Mais, juste un tout petit mot. Comme vous le savez, en « con-pagne », le temps est d’or.

-On ne savait pas que vous étiez « poète ». Voilà, un atout à ne pas négliger.

-Ecoutez, on ne va pas dévoiler tous nos atouts, mais pour l’instant ce que je voudrais dire aux « sous-toyens » de la contrée désolée, c’est que l'effort prioritaire en faveur du statut précaire des exclus, interpelle le « Si-toyen » que je suis et nous oblige tous à aller de l'avant dans la voie d'un processus allant vers plus d'égalité.

-Ah, que c’est beau !

-Laissez-moi, poursuivre SVP ! Donc, je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que le particularisme dû à notre désolation inavouée a pour conséquence obligatoire l'urgente nécessité d'un avenir s'orientant vers plus de progrès et plus de justice.

-C’est fort !

-Bon, si vous m’interrompez une fois de plus, je raccroche. Donc, j'ai depuis longtemps (ai-je besoin de vous le rappeler ?) défendu l'idée que la nécessité de répondre à votre inquiétude journalière, que vous soyez jeunes ou âgés, doit nous amener au choix réellement impératif d'un avenir incertain. Euh, pardon, CERTAIN !

Par ailleurs, c'est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd'hui que l'acuité des problèmes de la vie quotidienne interpelle le « Si-toyen » que je suis. Et c'est en toute conscience que je déclare, avec conviction, que l'aspiration plus que légitime de chacun au progrès social, conforte mon désir incontestable d'aller dans le sens d'un projet, porteur de véritables espoirs, notamment pour les plus démunis.

-C’est ce qu’on appelle la langue de bois, vous ne trouvez pas ?

Ca y est, il a raccroché…

Quelle frustration ! Et nous qui avions corrigé toutes ses fautes d’orthographe…

Chérif Abdedaïm

 
    C’est la « Con- pagne » !



   Du poste de président de quartier, un pauvre rêveur louche sur la présidence de la ville. Et c’est la « con- pagne » ! Alors, dans un état pitoyable poster oblige, il pose pour des caricaturistes à l’image d’un cancre à l’air sympathique. Peu importe la manière, l’habit fait le moine dans un musée longeant les murs, les petits coins et même les visages ; Course courte ; Hélas ! Cadence infernale, dans la mélasse. Des slogans « sages » et nuancés pour la circonstance, dans un dada de folles idées. L’impatience revient au trot, comme une séduisante marguerite guettant l’inventaire des électeurs, dans un sommeil énigmatique. Rituels et cauchemars, problématique blanche après une grande nuit. Et c’est le moment de chaque grave signature dans un orage folklorique et de théâtrales conceptions, de progressions en régressions, chargées, parfois maniées, sans scrupule et dans un portefeuille doré. C’est la « con- pagne » ! Drôles d’impulsions que de se répéter sur une tribune de secrets révélés. Quel gâchis ! Et quelle gaucherie ! Des yeux sans couleur et aux terribles leurres, feignant de s’intéresser à chaque page dont l’histoire en fait usage. Et c’est la « con- pagne » ! D’étranges « costumes » vêtus de manteaux d’une rare étoffe, se baladant dans la pénombre des ruelles affamées, consolant de vieux SDF, édentés, déshérités et endurant les rudes épreuves ; promettant à ces perdus de les couvrir de compliments, le jour venu ; et en public, et ce, pour avoir résisté aux chaudes nuits des pluies et vents. Bref ! Une pluie de discours changeant parfois de tonalités, exprimant la désillusion des pensées perdues, nostalgiques, improvisées à l’occasion, contre quelques voix. Sacrée « con -pagne » !



Chérif Abdedaïm



   Le prétendant !

  A l’image des grands musiciens, le chef d’orchestre, guide aimable, sans arrogance, mène la danse, portant sur son effroyable visage un sceau endiablé d’hypocrisie rappelant à la foule des souvenirs affreux.

   Compatissant, évoquant coqs et poules et insectes véreux, se distinguant par une pauvre fermeté, dotée d’une insatisfaction ouverte : voix basse, haute pression, air grave. Et que de promesses. Ruses en bandoulière, tel un chasseur de précieuses pierres. Ni sentiers, ni montagnes, ni rivières, ne décourageront notre compère. Alpiniste rampant, ne ménageant aucun souffle ; car l’effort en vaut la gloire. " Sacrée " gloire ! Téléphone " insu- portable ", voiture haute gamme, compréhensive et généreuse, dans sa silhouette encrassée et sans graisse, enlacée et sans laisse, achetée sans doute à un prix symbolique et avec succès ! Pivotante sur ses rouages, " commande- télé " et engrenages. Notre compère, compte une soixantaine d’hivers mais il ne lâche pas. Ambitieux, en plus. Il n’a jamais glissé sur une peau de banane. C’est un grand mangeur de sardines et de frites. Il empeste le café à distance, adore les cigarettes brunes mais il fume les blondes. Sa petite faiblesse c’est la collection de coups fourrés ; son rêve construire une salle de jeux où tout le monde peut jouer à la roue infernale, à l échec applaudi, comme il rêve de participer à un vidéo-clip. Sa manie les bandes dessinées. Sa devise est qu’on ne gagne jamais assez d’argent ; chaque sous valant son pesant de beurre. Il n’aime pas les moustiques intempestifs. Sacré prétendant ! Lui qui aime tant les histoires et qui raconte des histoires. Par exemple celle du paysan portant son âne sur les épaules, du maçon qui n’avait pas de niveau, du sourd horloger ou encore celles des majuscules en tête des noms communs et des verbes, applaudissant leur perdition. Enfin, des chutes de définitions écorchant toute ambition.



Chérif Abdedaïm



 
   Après ma voiture, c’est le déluge
 

 Drôle comme l’attachement obsessionnel aux choses peut entraîner l’aliénation. Notre cas du jour est celui d’un « arriviste » qui, du jour au lendemain se trouve une femme plus cultivée que lui, un logement et un emploi. Une situation que lui envieraient beaucoup de nos jeunes diplômés chômeurs.

  Bon, on ne va pas lui ôter sa chance et c’est légitime. Le comble, c’est que cela, ne semble pas suffire au petit monsieur. Le voilà, maintenant qui chasse les petits enfants du quartier. Peut-être auraient-ils dérangé sa belle aux bois dormants. Qui sait. Second argument de monsieur, c’est son potager. Un petit espace longeant l’immeuble qu’il a aménagé en espace de culture potagère. Et place aux fèves et à l’oignon. Avec ce type, il ne faut jamais rêver de rosiers.

  Les mois passent, et voilà un autre coup d’éclat. Notre bonhomme, et aux frais de la belle aux bois dormants, arrive à s’offrir un petit gadget roulant. La petite bagnole « w » est devenue sa vie. Lorsqu’il stationne dans le quartier, il ne la quitte pas des yeux. Quel coup de foudre ! Alors, à chaque fois qu’un gamin passe à côté de son petit joujou, sa pression artérielle monte ; il fait le guet, tel un suricate effrayé. Reste aux petits enfants du quartier à se consoler des matchs de foot à la télé, vu qu’il leur est interdit de jouer quand la voiture de monsieur est stationnée dans le quartier (Voilà, un spécimen anti-sportif).

  Et, enfin, qu’est ce qu’on ne remarque pas comme syndromes paranoïdes. Le bonhomme est perturbé. Son taux de glycémie flambe. Quelle torture que d’aimer tant une voiture. S’il avait eu l’occasion et les moyens il l’aurait garée bien au chaud dans sa chambre à coucher. Alors, imaginez ce type, dans la sphère des députards. Qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour…


Chérif Abdedaïm

 
     Profil : Wanted » !


   Les listes des prétendants à la « députarte » font leur apparition sur les murs de la contrée désolée. Des groupuscules sont là. On lit les slogans ; on commente ; on scrute ces visages sans âmes qui, paraît-il, seraient en passe de devenir de hauts responsables de la nation.

    Bon, on ne peut pas dire que tout le monde est là, puisqu’il manque des morpho-psychologues pour éclairer les futurs électeurs, ou du moins, ceux qui se présenteront le jour « J ». Les « gueules » affichées ne semblent pas beaucoup plaire aux habitants. Dire que c’est dû au rasage, serait faux : tous les candidats semblent être passés chez le même coiffeur. Et qu’est-ce qui ne plaît pas aux habitants de la contrée ?

   Leurs costumes ? Que non, dans ce type de situation, l’accoutrement doit être étudié au peigne fin. Par exemple ne pas mettre un costume tabac avec une chemise rose bonbon et une cravate mauve. Cela, beaucoup d’entre eux l’on évité grâce au zapping. Eh, oui, messieurs, c’est en zappant qu’on devient zappeur.

  Et que reste-t-il de désagréable pour que ces « pauvres » têtes qui, cherchent à s’enrichir aux frais de la « députarte », soient méprisés à ce point ? Certains évoquent leur regard « pointu » capables, paraît-il, de dépecer un tarte en un clin d’oeil ; d’autres leur reprochent leurs joues gonflées à exploser ; d’autres encore, pensent que le photographe du coin a mal fait son travail. Des visages, aux couleurs « dada », faisant le guet : certains sont rougis (quelle pudeur !), d’autres, jaunis (quelle pâleur !), d’autres encore, bleuis (quelle frayeur !) ; enfin, aucun « portrait n’est réussi. Quel charisme ! Un profil : « wanted » ; alors que dans de pareilles « con-pagnes », une bonne tête ça rapporte gros.

Attendant les meetings !!!
Chérif Abdedaïm

Un portrait pour la « con-pagne »

En prévision de la « con-pagne » électorale, chaque « con-didat » joue sur ses cordes charismatiques. L’un de nos « fallacieux » prétendant à la « députarte » s’est adressé à un artiste pour lui « confectionner » un portrait à même de jouer sur les petites faiblesses de l’électorat.
-Fais moi un portrait, dit-il à l’artiste.
- Ok ! Mon ami, je vais t’arranger le portrait comme il se doit.
- Un portrait à trois faces, insiste-t-il..
- Et quel style ? »
- Peu importe, pourvu que je sois à la Une !
- Aucun problème ; tu le seras.
Le « mannequin » à deux pièces pose en mettant du cœur.
-Mais, qu’a-t-il celui-là ? Il me semble qu’il ne s’est jamais regardé dans un miroir, soliloque l’artiste.
Costume tabac, chemise orange, cravate violette, en sus du Gel dont il a inondé ses cheveux crépus et dressés en dépit de la souffrance du sèche-cheveux. Son portable brandi comme dans les spots publicitaires; quant au parfum, c’est l’exhalaison jusqu’à la rue. Ainsi, sourire vague, à l’image d’une taupe en état d’ébriété, il s’immobilise au point de perdre la respiration.
-Mais, détends-toi mon ami, on ne va quand même pas te fusiller. Et puis, cette attitude de condamné à mort, ne me plaît pas trop. Je suis un artiste et non un soldat sur le point d’exécuter un prisonnier.
-Comme ça, ça va ? »
-Il commence à me faire perdre patience, ce sac à bouffe, se dit l’artiste et puis, il reprend :
-Puisque tu y tiens, c’est bon !
L’artiste se met au travail.
-Eh, l’artiste, est-ce qu’on peut voir ?
–Non, pas encore ; je suis concentré sur les trois étages.
-C’est un portrait ou un immeuble ?
-Plus qu’un immeuble, si l’on y prête attention.
Trois heures plus tard, les trois portraits sont achevés. Comme convenu, une vue de face et les deux autres, de profils droit et gauche, à l’image d’un repris de justice fiché à la police. Découvrons-les !
-Mais, qu’as-tu fais, l’artiste ? Tu n’as dessiné que le ventre de ton « mannequin » !
-Ecoutez, avec une tête enfoncée dans les épaules, à l’image d’un ours en pleine hibernation, que voulez-vous que je dessine ; sinon, le ventre qui est, à mon avis, le seul point saillant.

Chérif Abdedaïm (LNR)

El Hamla

Dans notre jargon, ce mot est polysémique. Donc, on peut parler de «hamla» au sens de campagne électorale, ou encore, pour désigner les averses, les pluies torrentielles, etc. Dans la contrée désolée, les deux «hamla» sont arrivées ensemble.
Le premier jour du lancement de la «con-pagne» était gris. Le soir même, des pluies diluviennes se sont abattues sur la contrée. Bon, les superstitieux se sont abstenus des commentaires hâtifs, en attendant la seconde journée. Et, idem, le même scénario s’est répété : une journée grise ponctuée par une «hamla» des grands jours. A cette occasion, le furet du quotidien local s’est empressé de téléphoner au Marre pour s’informer des mesures prises par le Résident de la RAC (Rassemblée autour de la connerie).
-Allo, c’est monsieur le «Marre» ?
-Ah, c’est encore vous ?
-Excusez-nous monsieur le «Marre», on sait que vous êtes en pleine «hamla» et que votre temps est précieux. Mais, l’urgence et la gravité de la situation nous interpellent tous.
-Veuillez être précis sur l’urgence et la gravité dont vous parlez.
-Savez-vous qu’il y a une grande «hamla» qui est en train d’emporter la contrée ?
-Ecoutez, «el hamla» a débuté hier et ce n’est pas vous qui allez m’en informer.
-Je ne parle pas de cette «hamla»; mais des inondations qui ont failli emporter la partie sud de la contrée.
-Bon, pour l’instant je suis occupé par ma «hamla» et ce n’est pas de ma faute si mon adjoint roupille dans une autre " «hamla».
-Et à qui doivent s’adresser les pauvres gens qui…
Une frustration de plus : il a raccroché… Sacrée «hamla» qui emporte tout sur son passage !


Chérif Abdedaïm (LNR)
29-04-2007
 
 
Site : «hamhamham»

Les «bendirs» (Instruments à percussion) commencent à chauffer dans un climat froid. Les «con-didats», après avoir «mis en place une stratégie» (si stratégie, il y a) cherchent à étaler leurs pétales.
Premier «con-didat» à surprendre, monsieur le «Marre».
Démuni de sa carte à puce (ce qui aurait privé ses lecteurs de ses entretiens en queue de poisson), il bat quand même beaucoup de sentiers «abattus». Le voilà, à pied (puisqu’il a également été démuni de la voiture de service), en «taxi-fraude». Le voilà dans les cafés populaires (lui qui ne fréquentait que le gargotier du coin), dans les souks. Le voilà, aux côtés des couches défavorisées, en train de les faire rêver et quand il fait beau seulement. Le hasard aurait fait qu’à chaque «hamla» (cru), il se trouve dans son bureau, occupé à préparer sa «khoutta» (stratégie). De tempérament «mélancolico-dépressif», il déteste la grisaille, sinon, être aux côtés des pauvres serait d’après son entourage, son fort. Quel coup de foudre ! Quelle mensonge que de confondre entre mirage et réalité !
Bon, puisqu’il est arrivé à dénicher un nouveau téléphone portable, l’occasion s’est présentée, le Furet du quotidien local de la contrée désolée, l’a contacté pour vérifier la rumeur qui bouleverse la contrée:
-Monsieur le «Marre», d’abord, mabrouk le nouveau téléphone portable. Ensuite, pouvez-vous confirmer le secret de Polichinelle à propos de votre nouveau site «dweb» ?
-Apparemment, les citoyens semblent bien informés. Je confirme l’information. Et…
-Pardonnez-nous de vous interrompre, mais, donnez-nous d’abord son adresse.
-Bon, c’est le : hhh. hamhamham. Ham.
-Peut-on savoir qui est le fameux informaticien qui vous a créé ce site ?
-C’est moi !
( ???!!!),
-Donc, si nous avons bien compris, c’est votre stratégie pour mobiliser les foules.
-Oui et non. Oui, parce que c’est la «con-pagne». Et, non, parce qu’à travers ce site, nous visons le long terme.
-Pouvez-vous éclairer vos lecteurs sur son contenu ?
--Bon, d’abord, l’originalité du site, comme vous le remarquer, réside dans ses trois premières lettres : hhh. Et dont je suis le pionnier. Ensuite, l’expression «ham» (manger) répétée trois fois, concerne notre programme. Enfin, la dernière expression «ham» désigne la rubrique consacrée aux «sous-toyens». Comme vous le constatez, nous avons fait le tour de la question.
-Donc, si nous avons bien saisi, votre site ne concerne que la panse ?
SILENCE… une minute passe… deux minutes… trois minutes… Plus un souffle… Monsieur le «Marre» nous a quitté, il a raccroché oubliant à l’occasion d’effacer l’historique de ses sites visités.

Chérif Abdedaïm (LNR)
02-05-2007
 

"Comme je le disais..."

C’est ce que soliloquent les habitants d’une mechta en voyant surgir un groupe de zélés.
Les pauvres gens n’arrivent pas à croire leurs yeux.
Cela n’est pas coutume de découvrir une délégation officielle après une très, très, longue absence. «Eh, oui, mes amis, mes chers frères nous sommes là, en chair et en os», leur lance le chef de file. «Nous sommes à l’écoute de vos préoccupations. Ordonnez et nous exécuterons», reprend son «congénère». Alors, les habitants déballent tous leurs problèmes. «Et c’est tout ?» interroge le grand zélé. Poursuivant son discours appris dans les coulisses de la médiocrité : «Bon ! A partir de maintenant, nous zélés de la contrée, grands et petits, ferons tout pour vous rendre heureux. Vous pouvez déjà dire à vos femmes de lancer leurs youyous des grands jours.» La masse applaudit, les femmes laissent échapper leurs youyous stridents. Et c’est la fête. «Mes amis, laissez-moi continuer, parce que je vous réserve bien des surprises.»
Donc, comme je le disais, pour les routes, nous ne ferons pas de fausses routes, raison pour laquelle nous allons les garnir de tapis. (Stupéfaction! Les yeux s’écarquillent) «Comment ? On va marcher sur des tapis ?» demande un vieil homme à son compagnon.
Le grand zélé continue son incantation. «Donc, comme je le disais, pour l’électricité, à partir de ce soir vous pouvez dire adieu à vos bougies. On vient d’achever une centrale électrique, dont les performances techniques sont trop complexes pour que vous les compreniez, capable d’alimenter tout le pays. Donc, et comme je le disais, nous avons également projeté de vous alimenter en eau minérale. Et la très grande surprise… c’est évidemment le gaz naturel. Donc, vous pouvez déjà dire adieu à vos ânes qui ont usé leurs sabots dès leur rude enfance.»
Et c’est la débandade. On applaudit, on danse, on chante et sans oublier bien sûr les youyous : en si bémol. Interrompant l’euphorie des pauvres habitants, le grands zélé, habitué à réchauffer la galerie entonne : «Donc, comme je le disais, à partir d’aujourd’hui, vous n’aurez plus à aller chez le taleb du coin, car nous avons décidé de vous construire une salle de soins équipée de haute technologie.» Et rebelote : la foule est en délire, certains, les moins résistants tombent en transe, d’autres s’évanouissent et j’en passe. Bref ! Le bonhomme a causé un heureux «carnage» au sein de la population. Enfin, pour conclure et sur un ton monastique, le grand zélé brandit sa gueule sur poster et la montre à la foule : «Rappelez-vous de cette Figour (figure déformée) !» C’est elle qui vous sortira de votre mal vie. Donc, ne l’oubliez surtout pas si vous la croisez dans un bureau de vote !

CHérif Abdedaïm (La Nouvelle République du 05-05-2007)





                                                            
 Quel smoking !



               Aujourd’hui, monsieur le Marre a acheté un nouveau smoking. Question couleur, on se voile dans le « tabac ». Stratégie de campagne oblige, on se fait petit pour mieux surprendre. On travaille en catimini dans un milieu rural. Question vestimentaire, on traîne une tenue trop simple pour stimuler le syndrome d’appartenance. Et voici, venu le jour du vote. Et, première surprise, monsieur le Marre, est en smoking. Enfoui dans une petite bagnole, le voilà qui étire sa tête vers le haut. Tic qui ne se manifeste que dans les grandes occasions. Travailleur en solo, il scrute tous les bureaux de vote.

Désirant en savoir plus, le furet du quotidien local de la contrée désolée, lui avait posé quelques questions avant que les urnes ne dévoilent leurs secrets :

-Monsieur le Marre, on vous voit rarement en smoking, quelle explication peut-on donner à cela ?

-Ecoutez, un smoking peut être une arme redoutable, pour peu que l’on puisse s’en servir.

-Pouvez-vous expliciter ?

-Le smoking inspire le respect. II impressionne.

-Pourquoi, le choix de cette couleur ?

-Moi, je m’adapte à l’environnement.

-Humain ou naturel ?

-Les deux à la fois.

(Le bonhomme semble intelligent. Donc, si la contrée baignait dans les espaces verts, il se confectionnerait un smoking vert)

-Nous constatons que vous vous faites tout petit, est-ce par timidité ou par camouflage stratégique ?

-Ecoutez, moi je ne triche pas. Je ne fais pas comme ceux qui harcèlent les gens et les achètent pour leur arracher leurs voix.

-Sincèrement, monsieur le Marre, n’avez-vous jamais été tenté d’en faire de même ?

-……..

Ca y est, il a raccroché. Et, comme d’habitude, bien sûr.

Chérif Abdedaïm (La NOuvelle République du19/05/07)





A chaud



       L’air accablé, le nez coulant et noyé dans une marre de larmes, après son cuisant échec au poste de « députard », monsieur le Marre a daigné relever le défi de ne pas rater la déclaration à chaud. Questionné par le furet du quotidien local de la contrée désolée, il a révélé, enfin, le secret de sa stratégie défectueuse. Ecoutons-le :

-Monsieur le marre, après avoir échoué avec brio, quelles conclusions peut-on tirer ?

-A mon avis, les autres candidats ont triché.

-Pouvez-vous expliciter davantage ?

-Ils ont beaucoup d’argent. C’est ce qui leur a permis d’acheter le corps électoral.

-Et, vous ? N’aviez-vous pas eu l’occasion rêvée pour séduire vos mandants ?

-Que non ! sinon, je l’aurais saisie.

-Mais, si l’on se souvient bien, le premier jour de la hamla (campagne électorale) il y a eu une vraie hamla (crûe) qui aurait pu causer de graves dégâts. Où étiez-vous à ce moment là ?

-Ecoutez, j’ai laissé l’intérim à mon adjoint qui, lui aussi était dans une autre hamla. Donc, c’est à lui qu’incombe la responsabilité.

-Ah, oui. C’est vrai, puisque vous nous aviez raccroché au nez lorsqu’on avait évoqué la requête des citoyens.

-Bon, si vous continuez avec vos questions hors sujet, vous n’aurez pas le mot de la fin.

-Pardon, monsieur le Marre. Quel était votre rêve avant cette catastrophe ?

- Ce que j’aurais aimé, c’est de goûter une toute petite fraise de la « députarte ».

-Donc, si nous avons bien compris, votre souci est d’accéder au gâteau et non l’intérêt des citoyens ?

-………..

Ca y est, il a raccroché. Quelle fâcheuse habitude !

Chérif Abdedaïm (LNR du 20/05/07)

Le sens
    A vrai dire, toute logique est supportée par ses propres principes et dont les fondements motivationnels déterminent le degré de fiabilité. De fait, la syntaxe pyramidale de la société obéit à cette architechtonique dont l’efficience demeure tributaire de la complémentarité multipolaire. A contrario, l’ordre préétabli serait à l’image d’une phrase, lexicalement impropre et syntaxiquement incorrecte.

    Prenons le cas de l’éligibilité où l’émulation frise le comble. Sur un plan motivationnel, l’intérêt individuel l’emporte généralement sur le collectif. Ce qui enfreint dans la plupart des cas l’ordre de conjugaison. Manger, bouffer, assouvir, s’extasier, et autres verbes de plaisir sont, alors, soumis à un nous de « majesté » ou un « je » où le jeu est sournoisement orchestré.

     Les verbes comme souffrir, patienter, supporter, attendre, renforcés par des verbes de volonté, sont généralement conjugués aux deuxièmes personnes.

    Quant au ramage lexical, les impropriétés sont légions. A titre d’exemple, la confusion entre députation et « députarte », mandat et « mandat », défendre et prétendre, vendre et « prendre », etc.

    Enfin, sur le bateau syntaxique, généralement à la dérive, la houle secoue les cœurs, et l’on résiste au mal de mer. L’ordre des mots enfante des maux. La phrase peine à voir le jour tel un nouveau né tiré à coups de forceps. A défaut de quoi, on exhibe ses biceps. On prend de l’altitude et l’on se noie dans la complaisance.

    Drôles de vertus que celle qui pérennisent la défaillance du sens.

Chérif Abdedaïm

Frénésie fantasmatique

«Chaque attitude est motivée par un intérêt», disait le philosophe Claparède. Constat relativement vrai, si l’on se réfère au «behaviour» contemporain indépendamment du niveau social.
Sur un plan politique, les récentes législatives nous l’ont confirmé, de par les comportements «immoraux» adoptés par certains «con-didats» afin d’arriver à leurs fins : assouvir leurs fantasmes au mépris des mandants. L’enchère frénétique est ouvertement affichée.
«La vache» politique fait baver. Alors, puisque l’occasion se présente, il faut happer à grandes bouchées. Selon les premiers échos, certains «députards» n’auraient pas quitté leurs hôtels depuis leur monté au «bavoir». Ils se seraient, donc, cantonnés dans leur «terroir» de luxe. L’heure est au gavage. Le paradis gastronomique du congelé constitue leur «cure» stomachique ; et l’on se la coule douce. D’ailleurs, quand on a le privilège d’atteindre «la tarte», il faut arracher le maximum de fraises. Ainsi, de bureau en bureau, on s’informe sur les différents privilèges accordés à ce niveau : billets d’avion, voiture, etc., et la liste est longue. Pour sillonner une vingtaine de bureaux, on prend tout son temps, quitte à rester cinq ans. Et les mandants ?
-Bof ! Ils peuvent patienter. On ne peut pas les représenter tant qu’on n’a pas atteint le «poids» convoité. Un député, ça doit peser.
-Attention, messieurs, la tarte aux fraises, ça rend obèse !

Chérif Abdedaïm (LNR le 23-06-2007)
 
Trop de bouffe, ça étouffe !

-Votre cœur est asphyxié de graisse, déclare le médecin à son patient.
Un archéoptéryx gavé à coups de tartes et de chips périmées. La mousse au chocolat ça enflamme la sphère calorifique. Lui, ruminant de premier ordre, avait un corps en parfaite harmonie. Il avait opté pour la voie de la panse. Combien de ceux qui ont gravi les échelons de l’ambition mal lotie se sont étouffés à coups de méchoui, à l’image d’un babouin du désert qui, il y a quelques années, s’est étouffé en tentant d’avaler un morceau de viande plus gros que son gosier. C’est ce qui arrive aux imprudents. Ce qui nous rappelle, le fameux vers du cheïckh Lakhdar Benkhlouf : « Je ne cavalerai pas, même si je suis poursuivis ». Une sagesse, hélas, trop chère pour ce type de baveux dont les tentacules aspirent le sang des pauvres gens pour exhiber avec grandiloquence leurs tas de chair pourrie. Bon, s’ils ne s’étouffent pas à l’image de notre babouin du désert, ils traîneront leurs pastèques diabétiques, leurs singeries à la saucisse biliaires et autres maladies dues à l’engraissement.
Supposons que chacun de ces gros tas de chair partage son yaourt avec les « souffres- famine », son corps irait à merveille et sa conscience serait apaisée. Alors, avant de s’empiffrer, faudrait-il peut-être réfléchir en tournant la langue sept fois dans la bouche, car, trop de bouffe, ça étouffe.

Chérif Abdedaïm

TSD à vos marques !

Finie la «con-pagne ». Ceux qui ont raté le train se terrent on ne sait où. Plus un souffle. Ceux qui ont remporté le billet pour le voyage au fond de la tarte exhibent leurs gros bras à coups de cortèges de la honte. Lorsqu’on corrompt les gens, mieux vaut masquer sa gueule étant donné que la grandiloquence a ses mérites et, comme les murs ont des oreilles et que les bidons vides ébruitent la contrée, on ne peut rien cacher.
Donc, selon les premiers échos qui ont glissé, il y aurait une panoplie de TSD (têtes sans diplômes) qui auront le privilège de goûter à la «députarte ». Généralement, des ex. collégiens ratés mais qui ont su frayer leur chemin de foire en brûlant l’ascenseur. Résultats qui ont eu leur impact sur certains cardiaques, des gens consciencieux et autres couches honnêtes de la population. Mêmes les plus optimistes ont déchanté.
Cette dissonance qui a toujours existé et que certains croient facile à éradiquer, semble fatalement vouée à la prolifération comme si elle était enracinée à jamais. Faire «le Boulitic» ne nécessite pas de diplômes pavoisent ces spécialistes de la logorrhée. Leur «Boulitic» au «b» étouffé sous le poids de l’ignorance est de raconter la plus laide histoire, celle des «Promesses mensongères» (un roman sans trame). Et pourquoi réussissent-ils ? Parce que dans cette contrée, beaucoup d’assoiffés de leur espèce vendent leur voix au marché de la cupidité. Certains prêtent leur nom, d’autres leur voiture. Et, et, et, etc. Voilà l’un des ingrédients de leur recette empoisonnée. Alors, tant qu’il y aura ce type d’«affamo-assoiffés», les «députards »de ce genre pulluleront.

Chérif Abdedaïm (LNR du 23-05-2007)
                                                      
 
                                                      Le gilet de sauvetage


Depuis des décennies personne n’a réussi à piloter l’équation à deux variables : « Pourquoi le loup a-t-il mangé l’agneau et le poulet a-t-il traversé la route ? ». Voilà subitement et, après des années de massacres d’innocents palestiniens par Israël, sous les applaudissements en catimini des états honnis et de la crotte bretagne, que ce « bas-monde » se réveille pour restituer aux Palestiniens leur droit à l’oxygène. Pour cela ? Pas mieux que TTNT (TONY, TU NOUS TROUBLES) : un lapin rose qui incarnerait à la fois, l’intelligence de Holmes, la fougue et l’engagement de Bond 007 et Rambo Ras El M’hayane (Le souffre-douleurs) et, qui ne rechignerait pas devant la mission difficile à savoir : le partage de la tarte.

Bénéficiant à l’occasion du soutien inconditionnel des « états - honnis » qui semblent beaucoup respecter la vie au Proche-Orient , après les massacres perpétrés en Irak (euh, pardon, contre des terroristes irakiens sous la coupole d’El Qaïda ?!!!) et, qui voient l'histoire à dormir debout de TTNT comme un travail préparatoire à l’établissement d’institutions viables pour les Palestiniens, Ce dernier devrait être en mesure d’aider l’Autorité palestinienne à créer un véritable État, rassérénant à l’occasion les israéliens (nouvelle celle-là !).

Cette flûte à bec ne peut évidemment pas se passer de la main baladeuse d’une prééminence sur le dossier de la part des « états-honnis ». Ces derniers résistent comme toujours au presse-purée de leurs compagnons de route européens pour purger le bol du croque-monsieur international pour le Proche-Orient. Cette oreillette épineuse devrait figurer au centre de la réunion ministérielle du quartette jeudi prochain à Lisbonne, sous les jupons écarquillés de « Con-dit la con-tesse » et du cordon ombilical des « nations honnies ». Ce baptême de TTNT a été également approuvé par un Moussa de circonstances qui ne doute pas de « l’honnêteté » du nouvel émissaire. Un gilet de sauvetage pour le kit du GMO ? L’avenir nous le dira…



Chérif Abdedaïm

                                                       Cacher le soleil avec un tamis

Bush veut leurrer le monde et, même ses propres compatriotes, avec son étalon succès en Irak. Jamais on n’avait vu un aussi mauvais élève fière de son échec. Preuve à l’appui, le dernier rapport du conseil national faisant état de résultats insatisfaisants. (Quel euphémisme !).

Mais, Bush défie tout le monde : les sénateurs, les chercheurs et même les soldats qui ont vécu le génocide sur le terrain.

Pour le professeur Michael Schwartz professeur de sociologie à l’université d’État de New York, Stony Brook, le nombre de victimes du carnage Bushiste en Irak est estimé à plus de 10000 par mois au cours des 3 premières années. Un chiffre accru depuis le renforcement des opérations ordonnées par Bush. L’étude du Lancet concluait qu’en 2006, « 600 000 irakiens étaient morts de mort violente directement attribuable aux opérations militaires en Irak. Répartis sur les 39 premiers mois de la guerre en Irak, cela équivaut à une moyenne d’environ 15 000 morts par mois. »

Une étude notamment validée par des chercheurs réputés dont Juan Cole, un des principaux experts états-uniens sur le Moyen-Orient, qui résuma la conclusion de l’étude de manière abrupte mais correcte : « La mésaventure US en Irak a tué [en un peu plus que trois ans] deux fois plus de civils que le nombre de personnes assassinées par Saddam en 25 ans ». (Crime de guerre record !!! Et le jugement ? Double pendaison ? Légitimité ? Au nom de quel droit ? Guerre sainte ? Chasse aux terroristes ? Ou celle de l’or noir ? Le monde doit y répondre au lieu d’occulter la réalité !!!)

Sur le terrain :

Des soldats racontent à l’hebdomadaire de gauche américain The Nation l'haleine de chien d’une guerre « rarement vue à la télévision ou dans les comptes-rendus des journaux ».

« Tout ce carnage, ces civils déchiquetés, tous ces corps déchiquetés que j’ai vus... J’ai commencé à me demander mais pourquoi ? Je suppose que, lorsque j’étais là-bas, l’attitude générale était de se dire : “un Irakien mort est juste un Irakien mort de plus” », raconte Jeff Englehart, de la 3e brigade de la 1ère division d’infanterie, dans les colonnes de l’hebdomadaire en question. « Il est grand temps de reconnaître que les forces américaines tuent régulièrement des civils irakiens », dénonce le même journal.

Décrivant les raids menés entre minuit et cinq heures du matin dans les maisons d’Irakiens apeurés, un autre témoin, le sergent Timothy Westphal raconte : « Je me souviens m’être dit qu’on apportait la terreur chez d’autres sous couvert du drapeau américain. »

Une moutarde que bush fuit évidemment à coups de ramages optimistes : « La bataille en Irak peut être gagnée. La plupart des Américains veulent voir deux choses en Irak : ils veulent voir nos forces victorieuses et ils veulent voir nos soldats commencer à rentrer. Nous pouvons faire les deux, et nous allons le faire. Changer les conditions en Irak est difficile, et cela peut être fait. La meilleure façon de ramener ces hommes et femmes de valeur à la maison est de s'assurer que l'envoi de renforts est un succès".

Quel succès ? Celui d’un échec d’une invasion consommée d’avance ? Celui d’avoir battu le record de criminalité applaudie ? Ou celui de vouloir cacher le soleil avec un tamis ?



Chérif Abdedaïm



                                              « Liche-bottes » ou le désespoir d’un « con-promu »




A Liche- bottes, le quart de tête s’est félicité que TTNT ait, enfin, accepté de le représenter (pas facile à convaincre le fusil à pompe) pour dénouer l’imbroglio qui sévit depuis 1948 en Palestine. Comme la sale histoire se répète, dit-on, le partage de la tarte ayant donné du fil retordre à ses prédécesseurs, on a subitement pensé aux droits des Palestiniens que, seul TTNT, serait en mesure de restituer. Rectifier, le whisky de contrebande pour une nouvelle carte de la région, serait cette nouvelle béquille confiée à TTTNT (Toujours, le génie anglais. Quelle coïncidence !). Après, les déjections nauséabondes de la belette internationale, TTNT, serait-il l’homme idéal ? Apparemment oui. Le trimaran semble sentir une nouvelle impulsion pour enivrer les dissertations et relancer les négociations. Un livre de cuisine à la main, des voitures télécommandées et une pâte feuilletée, tels seraient les nouveaux ingrédients de la tarte dans cet épisode des mille et une tragédies ?

Donc, sous la plaque chauffante de Condi, la table pour deux, le tétraèdre de « l’Honnie », le reniflant de l’Huée, TTNT, piqué par une nouvelle mouche flegmatique, a reçu le baptême de feu pour cuisiner le nouvel état palestinien. Pourquoi aurait-t-il accepté cette nouvelle « scission » ? Selon ses propos, parce que dans le cas contraire, il n’y aurait pas d’avenir. Un babyfoot pour qui ? Pour Israël ou la Palestine ?

Bon, pour sa nouvelle cuvée, il faut, d’abord, un temps pour écouter les parties concernées et dédicacer les amandes amères sur place. Ensuite, réfléchir, et, enfin, travailler avec les Palestiniens (modérés, surtout) pour la tempête d’un Etat (qui n’existe pas encore ?). Quelle création ! D’autant plus que le bonhomme a été jugé, selon les propos de la Comtesse Lucifer comme « une personnalité historique très compétente et respectée dans le monde ».Un aileron de poulet, évidemment, applaudi, comme à l’accoutumée par plusieurs pays arabes et Abbas, le mal loti ; exception faite du Hamas qui semble être l’invité indésirable de la fiesta.



Chérif Abdedaïm (20 07 2007)

                                                           Pour les beaux yeux de Joe



Dans son dernier tube, Joe semble décidé à lifter son walkman pour la paix au Proche-Orient. Son premier geste est celui d’avoir béni la bourriche d'huîtres de TTNT (TONY Tu Nous Troubles) comme émissaire pour la paix entre israéliens et palestiniens « modérés » ; le Hamas étant considéré comme le club canin indésirable.

Non content d’avoir parrainé le potage macabre de milliers d’Irakiens, Joe persiste et signe son désordre mondial dont le premier théâtre demeure le Proche-Orient. Son moulin à vent en Irak a créé une plaque chauffante dans la région. Une démocratie basée sur des frappes militaire contre les civils Irakiens, tous présumés des terroristes. Ainsi, hôpitaux, mosquées et quartiers résidentiels n’ont pas été épargnés. Un joli minois macabre qui témoigne, une fois de plus, de l’échec de sa stratégie de « démocratisation » du Proche-Orient.

Maintenant, que l’Iraq est embourbé jusqu’à la lie, Joe tente d’occulter ses crimes de guerre en s’illustrant par un nouveau coup de cœur, cette fois-ci, pour les intérêts des peuples arabes. Emu? Non! Envie de vomir!

C'est le cas, notamment, des masses arabes qui, contrairement à leurs dirigeants, ont toujours affiché le refus de la nouvelle distribution des rôles, notamment avec la nouvelle « Tarte » de la région offerte à Israël à l’occasion de son 59ème anniversaire, au self service de cette marmotte « détériocratique »

La propagande du projet du Nouveau Proche-Orient ? Même les petits enfants arabes l’ont perçue à travers leurs dessins animés. Mais, Joe ne désespère pas. Il continue à jouer au « bon » conseiller en aiguisant les molaires plombées des veilleurs de nuit arabes. Après avoir lobotomisé le tank de Maliki en Iraq avec la maladie honteuse : « peut mieux faire », le voilà qui récidive en promettant des côtelettes de veau faramineuses à Abbas, le dindon de la farce, pour qu’il massacre son frère Ismaël au nom de la lutte anti terroriste. Ainsi, jamais la politique des deux poids, deux bavures n’a réussi à instaurer la paix.

Et pourtant, en Grande Bretagne, un syndicat fort de 800.000 adhérents a eu le courage de lancer un appel pour le boycott des produits Israéliens, en guise de solidarité avec le peuple Palestinien, et, non avec le seul mouvement du Fatah. Et, cela, beaucoup de dirigeants arabes feignent de l’ignorer. Pour les beaux yeux de Joe.



Chérif Abdedaïm (21/ 07/07)

                                                            La déroute de Joe

Le complexe de déité de Joe donne du fil à retordre aux psychanalystes qui, d’ailleurs, ne sont pas les premiers à s’en plaindre. Joe dégâts a embrouillé le monde avec son nouveau derrick : le désordre mondial dont les répercussions se font sentir dans son pays.

La nouvelle crème dépilatoire de Joe accable le monde. La cuillère à soupe en vie humaine et en dollars ne cesse de déféquer ses conséquences directes sur la soupe rance créée au sein de l’opinion publique américaine qui ne demande qu’à sortir le plutôt possible du bourbier Irakien. Le nombre de boys tués en Irak avoisine les 3 600 militaires, sans oublier le demi million d’Irakiens victime des sautes d’humeur de Joe. Joe est partout. Là où il passe, ça casse.

Sur le couscoussier financier une récente étude du congrès a chiffré les dépenses mensuelles de la guerre contre les fantômes à quelques 12 milliards.
La torture et l’assassinat des prisonniers de Gantanamo reflètent amplement le refrain de son nouveau tube: « Il était une fois les droits de l’homme ».Les appels des organisations humanitaires ? Joe s’en balance du moment que c’est lui qui dicte sa loi, à l’instar d’un cow boy qui tire sur tout ce qui respire.

L’image des Etats-Unis a dégringolé par sa faute, mais, Joe ne désespère pas.
Il commence déjà à payer les pots cassés de sa politique. Son look commence à ternir aux yeux des Républicains et de la Chambre des représentants qui a voté récemment une loi pour le retour des troupes avant le premier avril 2008. Mais, Joe ne désespère pas.
Le succès en Irak ? Il y croit fermement. Sa nouvelle stratégie ? Rien qu’un nouveau fiasco qui pourrit la situation de jour en jour. Son enlisement en Afghanistan devrait normalement lui donner à réfléchir, avant d’entamer son « suicide » Irakien. Bon, il a eu le plaisir de compenser une frustration refoulée par son papa, celle de pendre Saddam, et de « gifler» symboliquement le monde arabo-musulman le jour de l’Aïd (Croisades sans commentaires).

Maintenant qu’il a démystifié le cake aux anchois et avalé le calice de l’échec jusqu’à la lie, il tente de ratatiner un nouveau jet de bile : empêcher le vol long-courrier Iranien. Il est partout le mec, et ne désespère pas, quelques soient les pots de confiture cassés sur son passage. Et le comble ? C’est qu’il est qu’il est également tatoué par les grandes nuisances qui se veulent démocrates.

Chérif Abdedaïm (22 -07- 07)
 
                                                           Je rêve ou quoi ?
« Je rêve d'un monde où le bonheur ne serait pas interdit. » a crachouillé récemment un chanteur Catalan. Un monde où le bonheur ne serait pas interdit, peut-on sincèrement en rêver, au vu des crampons mercantiles qui régissent le paratonnerre actuel? L’hypocrisie et le mensonge politique, orientent les fixations internationales. On a impliqué et tromper les peuples par de faux arguments basés sur l’absurde. On a semé la haine entre les peuples au nom d’un nationalisme inhumain. Preuve à l’appui, ces paradoxes et ces changements d'accélérations à l’image des précipitations atmosphériques. Les israéliens viennent d’autoriser le transfert d’un millier de fusils d’assaut de type M-16 à l’Autorité palestinienne, en provenance de Jordanie. Pourquoi? Pour liquider ces mêmes palestiniens soumis à la sarbacane permanente à Ghaza.
Abbas, quant à lui, semble obéir au doigt, à l’œil et aux grenouilles vertes de Bush et Olmert. Dans une tambouille accordée récemment au « lampadaire » israélien Maariv », il semble que les américains sont déterminés à enivrer les deux parties à un baluchon politique avant la fin du second mandat du multirécidiviste Bush ; c’est ce qu’il aurait entendu de la bouche du président et de la secrétaire d’État 0% de matière grasse. « Ils veulent arriver à un accord israélo-palestinien d’ici à un an ». Et sur quelle base ?
Le webmaster rêve déjà : L’État palestinien doit s’étendre aux eaux stagnantes de 1967 (avant l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de la tête de veau de Gaza) avec comme capital Jérusalem-Est, et toutes les locomotives doivent être réglées, y compris celle des téléphones portables (palestiniens).
Et Olmert ? Il pense déjà à vasectomiser un tunnel reliant Ghaza à la Cisjordanie. Donc, la terre pour les israéliens et les terriers pour les Palestiniens. Une mission à laquelle semble se vouer le nouveau « sauveur » de la paix : TTNT (Tony Tu Nous Troubles) qui vient juste de se réveiller pour la création d’un Palanquin Palestinien. Lui qui n’a jamais gobé l’arabe semble subitement se pourfendre en prêcheur de nuages toxiques.
Enfin, du côté arabe, il faut bien que quelqu’un fasse le sale boulot. Les cormorans de la cuisine en kit égyptienne et jordanienne semblent proposer une « dinde de noël » arabe (au nom de qui ?) et une sacoche sérieuse pour une enflure globale. Une fois leur rapport soumis aux membres du comité ministériel de la Ligue, lundi 30 juillet, leur visite sera officiellement mise au stylo quatre couleurs de la Ligue arabe, d’après l’éditorialiste du quotidien Palestinien Al-Quds. Et pourtant, Combien de billets de loterie diplomatiques a-t-on enregistré depuis la genèse de ce conflit ? Combien de sornettes de ce genre nous a-t-on raconté dans cette tragédie ? Quelles ont été les conséquences ? La condamnation à mort du toréador Palestinien au nom de la recherche de la paix et de l’instauration d’une nouvelle carte géopolitique au Proche-Orient. Un partage qui ne favoriserait, en fait, que les israéliens au détriment des palestiniens.
Est-ce là, le monde où le bonheur ne serait pas interdit ?
Tant que le mensonge et l’hypocrisie mineront les bains de sang humains, il ne serait même pas permis d’en rêver.
Chérif Abdedaïm (27/07/2007)





 










 











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